Poursuivis pour le meurtre du directeur du musée de Mahébourg, Sunil Nosib, poignardé au coeur en 2009, Murugan Goindanappa et son complice Nivesh Gowreedoss ont comparu devant la Cour d’assises hier. Pour la quatrième fois consécutive, Gowreedoss s’est présenté sans avocat, bien qu’il a déclaré avoir retenu les services de Me Utam Hurnuth.
Contacté pour se présenter en Cour ce matin, Me Hurnuth devait informer le juge que dans le passé les proches de Gowreedoss avait pris contact avec lui et n’avaient jamais retenu ses services. Rappelons que lors de la dernière séance, les accusés avaient soutenu qu’ils avaient retenu les services de Me Mansoor et la Cour avait attendu pendant deux heures en vain l’arrivée de ce dernier. Gowreedoss et Goindanappa avaient fait savoir au juge qu’ils retiendraient les services d’un autre avocat. Me Arun Kutwaroo, représentant Murugan Goindanappa, était présent en cour alors que Nivesh Gowreedoss n’avait toujours personne pour le représenter. Ce matin, il a fait part à la Cour de son intention de retenir les services de Me Hurnuth, et la Cour lui a demandé d’entreprendre ses démarches au plus vite afin de pouvoir aller de l’avant avec cette affaire vu le nombre de fois qu’elle a été renvoyée et retardée faute d’avocat. Les deux accusés devront être présents avec leur homme de loi lors de la prochaine séance, soit le 13 novembre.
L’affaire remonte à mai 2009. Sunil Nosib, directeur du musée de Mahébourg, était porté disparu le 22 mai. Le 26, la police découvrait son cadavre à La Brasserie. L’homme portait des blessures sur le corps et le rapport d’autopsie devait conclure qu’il avait été poignardé au coeur. La Major Crime Investigation Division avait par la suite procédé à l’arrestation de Nivesh Gowreedoss et Murugan Goindanappa, âgés respectivement de 31 et 32 ans, pour le meurtre. Dans leurs déclarations à la police, ils avaient avoué bien connaître la victime, qu’ils rencontraient souvent. Ils sont ensuite passés aux aveux. Ils auraient également essayé d’effectuer des retraits avec la carte bancaire de leur victime.