Le procès intenté à Bernard Maigrot pour homicide sur la personne de Vanessa Lagesse, retrouvée morte dans la baignoire de son bungalow de Grand-Baie le 10 mars 2001, a été appelé hier aux Assises. Me Gavin Glover, qui assure désormais la défense de Bernard Maigrot, a indiqué que la défense est en présence du rapport des experts français concernant les nouveaux documents qui leur avaient été communiqués. Face à ce développement, le juge Fekna a indiqué que certains points préliminaires devront être débattus avant le début du procès, qui a été fixé au 30 juin.
Lors d’une précédente audience, Me Glover avait informé la Cour que les nouveaux documents « à caractère scientifique » communiqués à la défense avaient été remis à des experts français pour être étudiés et que leur rapport serait rendu d’ici la fin de ce mois. Il les a en effet reçu il y a quelques jours et se dit prêt à démarrer le procès. Cependant, le juge Pritviraj Fekna a indiqué que tous les points préliminaires devront être débattus avant le début du procès.
Rappelons que Bernard Maigrot a plaidé non coupable et qu’un panel de jury a été constitué pour entendre ce procès. Les avocats des deux parties devront donc se rencontrer une nouvelle fois pour déterminer si ces débats seront en présence des membres du jury. L’affaire sera de nouveau appelée le 12 mai. Selon l’avocat de la défense, ces analyses auraient un rapport avec son client et, durant l’enquête policière en mai 2011, la police avait informé Bernard Maigrot qu’elle détenait certaines salient evidence. La défense demande par ailleurs à ce que des informations complémentaires concernant les “expert evidences” lui soient fournies, et ce afin de mieux préparer la défense.
Pour rappel, Bernard Maigrot est accusé d’homicide sur la personne de Vanessa Lagesse, retrouvée morte dans sa baignoire le 10 mars 2001. L’affaire avait une première fois été déférée aux Assises le 28 novembre 2001, à la suite d’une enquête préliminaire en Cour de Mapou. Le 2 juin 2008, le DPP d’alors, Me Gérard Angoh, avait accordé un non-lieu à l’accusé. Cependant, le 23 mai 2011, Bernard Maigrot était de nouveau arrêté après que le bureau du DPP eut décidé de rouvrir l’enquête, après avoir obtenu de nouveaux rapports scientifiques provenant de l’étranger. Les autorités compétentes locales avaient confié à des laboratoires étrangers certaines données dont elles disposaient depuis l’enquête menée par la police au début de l’affaire.