Arun Mussoodee, cerveau de White Dot

Six ans après l’éclatement du scandale financier impliquant Whitedot International Consultancy Ltd, l’ex-directeur de la compagnie, Arun Mossudee, a hier plaidé non coupable de l’accusation portée contre lui.

Cinq suspects font face à un procès en Cour intermédiaire pour entente délictueuse dans le cadre du scandale du Ponzi Scheme impliquant Whitedot International Consultancy Ltd. Ils sont Bheemul Bissessur, un directeur de compagnie, Govinduth Lutchmun et Dylan Lutchmun, des représentants commerciaux, Priya Soty, traiteur, et Arun Mossudee, l’ex-directeur de Whitedot âgé de 29 ans.

Ce dernier a, hier, comparu devant la Cour intermédiaire où il a plaidé non coupable de l’accusation d’entente délictueuse à son encontre.

Le Directeur des poursuites publiques (DPP) avait logé l’accusation contre les cinq suspects le 31 août dernier. Toutefois, les accusés ont tous plaidé non coupables.

Selon le chef d’accusation, les cinq accusés auraient comploté pour commettre des fraudes au préjudice des investisseurs de Whitedot International Consultancy Ltd. Les délits auraient été commis entre 2008 et 2013.

L’enquête de l’ICAC avait été initiée en mars 2013, après des soupçons sur les activités irrégulières de la compagnie. L’ICAC avait alors procédé à l’audition d’au moins une centaine de victimes de Whitedot Ponzi ayant placé plus de Rs 500 000 chacun dans cette société. Plus de 1 800 contrats de placements de fonds avaient été épluchés à cet effet.

Arun Mussoodee avait alors été convoqué à l’ICAC pour s’expliquer. Il avait soutenu avoir, depuis le 24 janvier 2013, vendu Whitedot à Bheemul Bissessur.

Arun Mussoodee avait été arrêté le 27 mars 2013 avant que les quatre autres complices ne le soient.

Selon les faits, Whitedot avait promis à ses clients des rendements intéressants sur leurs investissements pour les appâter. La Financial Services Commission (FSC) était intervenue pour indiquer que la compagnie opérait sans permis.

Dans ce procès, 17 personnes ont été assignées comme témoins. Les cinq accusés devront comparaître à nouveau devant la Cour intermédiaire le 13 novembre.

Devant la Cour suprême, les plaintes des investisseurs sont toujours d’actualité. Ces derniers réclament le remboursement de leurs investissements et des dommages pour le préjudice qui leur a été causé.