Une des victimes présumées de l’agression qui aurait été commise à la Tour Koenig dans la soirée du 29 avril 2013 a été entendue en cour intermédiaire. Surendraunath Parbotteah a été interrogé sur l’agression dont il aurait été victime, alors qu’il collait des affiches du Parti travailliste. Les avocats de la défense ont décelé de nombreuses contradictions dans sa version en cour par rapport à celles données à la police lors de l’enquête

Surendraunath Parbotteah, qui est revenu sur son agression lors de son contre-interrogatoire hier, a été acculé par les avocats de la défense, notamment sur des versions discordantes données en cour et à la police. Il avait en premier lieu expliqué qu’il avait vu trois personnes sortir du véhicule ce soir-là et qu’il connaissait uniquement le député Jean-Claude Barbier. Ces personnes auraient fait le tour et les auraient surpris par-derrière. Dans ses déclarations à la police, Parbotteah avait expliqué qu’il connaissait bien l’autre personne qui l’avait agressé et qui se trouvait avec Jean-Claude Barbier ce soir-là, à savoir Selvanaden Mootoosamy.

Concernant les coups qu’il aurait reçus avec une « pins koulou » ce soir-là, Parbotteah a expliqué qu’il avait été blessé au bras et au bas-ventre, et qu’il avait perdu beaucoup de sang. Me Steven Obeegadoo l’a alors confronté au témoignage du médecin généraliste qui l’avait examiné après ladite agression. Le médecin avait déclaré que Parbotteah portait des blessures mineures aux corps, soit des éraflures à la main droite, le coude droit qui était légèrement enflé et une coupure à la hanche droite.

La magistrate Manjula Koomari Boojharut a renvoyé le procès au 14 juin.