Suite aux agressions récurrentes dont sont victimes des enseignants du primaire – la dernière remontant à jeudi matin à la Phoenix Governement School –, la Government Teacher’s Union (GTU), par la voix de son président Vinod Seegum, annonce une « grande manifestation »  pour montrer le ras le bol de la classe enseignante devant l’inaction du gouvernement sur cette question qui se demande s’il faaille qu’il y ait mort d’homme pourqu’enfin réagisse les autorités.
La GTU en a plus qu’assez du silence du ministre de l’Education, Vasant Bunwaree. La dernière réunion avec lui remonterait, selon le syndicaliste, au 7 mai 2010. Il estime qu’il est temps de dire « stop » et ce n’est pas en manifestant à chaque agression que l’ensemble du professorat du primaire se fera entendre. « Il n’est pas possible qu’on se ridiculise ainsi »,  dit Vinod Seegum. Une action de plus grande envergure devant les bureaux du ministère bientôt à Phoenix sera le signal fort adressé par les enseignants au gouvernement.
Un agent de sécurité devant chaque école
Jeudi dernier, les enseignants de l’école du gouvernement de Phoenix ont manifesté contre l’agression d’un de leurs collègues de Std IV. C’est un parent qui l’avait agressé quelques jours auparavant En apprenant la nouvelle, une centaine de parents se sont aussi mobilisés dans l’enceinte de l’école pour s’assurer de la sécurité de leurs enfants. Il a fallu l’intervention d’une forte présence policière suivie du député Patrick Assirvaden pour calmer les esprits.
Le président de la Government Teacher’s Union avait aussi fait le déplacement pour rassurer les enseignants. En plusieurs occasions, la Parent Teacher’s Association (PTA) a écrit des lettres aux autorités concernées, dont le ministère de l’Éducation, le bureau de l’Ombudsperson for Children et le bureau du Premier ministre. « Mais rien n’a été fait. »
Vinod Seegum condamne, lui, l’acte de violence dont a été victime l’enseignant de Std IV. « Les parents m’ont parlé d’un problème administratif. Cela ne relève pas de mes compétences. Toutefois, je ne puis rester insensible lorsqu’un enseignant est agressé. »
Le président de la GTU souhaite que le ministre de l’Éducation réagisse avant que la situation ne se dégrade. Selon lui, l’école de Phoenix n’est pas la seule institution faisant face à ce genre de conflits actuellement. Il a cité en exemple celle de Baie-du-Tombeau. « Pour cela, je réclame la présence d’un agent de sécurité devant chaque école », dit-il.
Informé de la situation, Patrick Assirvaden, député de la région, s’est rendu sur les lieux. Il a rencontré quelques parents ainsi que Vinod Seegum et le directeur de la zone 4 du ministère de l’Éducation, le Dr Taher.Il a assuré aux différentes parties que toutes les doléances ont été notées et qu’elles seront traitées avec les autorités concernées mais jusqu’ici aucune action concrète et déterminante n’a été enregistré
bien que le service de communication du ministère de l’Éducation a affirmé, de son côté, qu’une enquête a été initiée sur cette affaire.