Lancé cette semaine, le plan stratégique 2016/2020 pour le secteur non-sucre (culture vivrière, élevage et bois et forêts) vise à améliorer sa contribution au niveau de l’économie du pays. Ce secteur ne représente désormais plus que 3 % de l’économie, contre 30 % dans les années 70.
Le secteur non-sucre couvre la culture vivrière, les fruits, ainsi que les plantes décoratives et compte environ 8 000 petits agriculteurs et quelque 375 producteurs hydroponiques. À noter que le pays est presque autosuffisant en légumes frais et fruits tropicaux, exception faite de quelques importations hors saison de certains légumes tels que la pomme de terre, l’oignon et l’ail.
« Pour la production vivrière, l’agriculture bio devrait assurer une production saine et de qualité sous des normes bien définies », affirme le plan stratégique 2016/2020 du secteur non-sucre. Les auteurs de ce document estiment que des incitations, sans aller dans les détails, devraient encourager l’adoption des pratiques agricoles durables, l’exploitation des terres abandonnées, le lancement des projets d’agri-business pour le marché local et étranger ainsi que le cross-border investment.
Le plan prévoit de promouvoir la recherche et le développement de nouvelles technologies, afin d’augmenter la productivité de la terre et la production durable en vue d’assurer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le pays. Sont également inclus, la biotechnologie et des intrants biologiques dans les systèmes de production ; des outils pour aborder le problème de manque de main-d’oeuvre ; la formation des entrepreneurs en vue d’identifier les opportunités dans l’agri-business ; la mitigation et l’adaptation au changement climatique.
Selon les données, le thé attire de nouveau à Maurice. Des terres de l’État seront donc allouées aux nouvelles plantations, ainsi que de nouveaux espaces pour des pépinières. La production de fleurs telles que l’anthurium et les orchidées à des fins d’exportation est aussi prévue dans ce plan stratégique. Car la demande existe pour ces plantes et pour les roses, la gerbera, la chrysanthème, parmi bien d’autres.
La production de fruits sera diversifiée en encourageant les agriculteurs à cultiver le pitaya, le fruit à pain, le limon, l’avocat, le longane, l’atemoya et d’autres fruits peu connus des Mauriciens. Selon ce document, les plantes médicinales qui poussent déjà dans les arrière-cours offrent de nouvelles opportunités pour la production commerciale, la transformation et le marketing. Un National Wholesale Market visant à améliorer l’efficience du marché et assurer une meilleure transparence est envisagé.
Le plan stratégique indique que le secteur de l’élevage a fait très peu de progrès durant les dernières années, principalement en raison des coûts élevés de production, de l’accès limité aux terres et aux animaux, l’absence d’une structure organisée de marché et les difficultés à respecter les règlements environnementaux. Toutefois, le pays est autosuffisant en viande de poulet, de cabri, de mouton, de porc et de lapin. Mais, à en croire ce document, plus d’effort est nécessaire pour améliorer l’autosuffisance dans la production de lait frais et de viande bovine.
Un nouvel abattoir sera construit et un Trade and Marketing Bureau sera mis en place pour combattre, entre autres, l’abattage illégal. Une “police agricole” sera instituée pour veiller à la biosécurité, aux bonnes pratiques hygiéniques, aux approches écologiques et aux mesures de sécurité. À cet effet, un programme de certification à la biosécurité sera introduit.
Au chapitre des bois et forêts, le plan parle d’un programme de plantation d’arbres à travers l’île, et de la révision des lois existantes en vue de protéger la flore.