« What did I tell you last week ? I was a little bit worried since we broke from draw nine, but classwise, no horse in the field would have beaten him today. I wanted the race to be a true-run one. The best horse won.» C’est en ces termes qu’Andrew Fortune s’est adressé à nous à l’issue de la journée.
La confiance d’Andrew Fortune peut paraître démesurée quand on l’entend parler du parcours de Tales Of Bravery dans la Coupe d’Or. Avec son franc-parler habituel, il n’est pas passé par quatre chemins pour donner sa version des faits.
« I tell you one thing : I was confident all the way. Down the road I was cantering and it was just a question of getting him in the right position. I had Liquid Motion in front of me and Intercontinental three-wide on my outside. He was not travelling that well. I was always cantering and I could feel I could beat them at any moment. »
En ce qu’il s’agit de la tactique qui devrait être employée il dira que «We discussed the race all over the week and I must concede that it went out pretty much easy for me. Entering the home straight I knew that he wouldn’t get beaten. I would like to dedicate this win to Mrs Elisa Lagesse, one of the owners of Tales Of Bravery.»
Tales Of Bravery, a quality individual
Le cravache de Ricky Maingard a aussi tenu à nous faire une petite confidence.
« Actually this is one of the main reason why I came to Mauritius as I knew that with Tales Of Bravery I had a good chance to win the Gold Cup. This is what I wanted to and this is what you race for. A big thank to Ricky for having brought me down here. The horses are running well. Ricky put his trust in me and by God’s grace, everything’s going well. »
Andrew Fortune qui a monté beaucoup de bons chevaux durant sa carrière en Afrique du Sud placera Tales Of Bravery parmi les meilleurs.
« Tales Of Bravery is definitely a quality individual. He doesn’t show big things at home but he has got ample class. I have ridden a lot of quality horses during my career and he is one of them.»
Ce qu’on aura surtout remarqué depuis la 33e journée, c’est qu’il y a une communion entre les turfistes et Andrew Fortune.
« I love the crowd and they love me too. But you know things change from one week to another so… (laughs) I have noticed that during my first three meetings here. »
Les choses marchent donc plutôt bien pour le nouveau jockey de Ricky Maingard qui a trouvé ses marques après un temps d’adaptation.
« Overall it was a good day. I must confess I was expecting one or two more wins especially with Wonderlaine and Captain Tempest. But for sure they will win before the end of the season.»
En revanche, il a qualifié Leo’s Rush de « a little bit disappointing. » Il a même été d’avis que «the blinkers didn’t help him a lot. He will be better without. »
Inside Out qui renoue avec le succès après une longue traversée du désert a été un autre moment fort pour Andrew Fortune et Ricky Maingard.
« I’m very happy for Ricky and his wife. Ricky asked me to drop him at the back. He was travelling beautifully and I must say that down the road, I was pretty confident he would make it up. He was cantering at the back and at the beginning of the straight, it was all about taking him to the post. I think he was in the right division.»
C’est un Ricky Maingard particulièrement ému qu’on a retrouvé après ce succès d’Inside Out.
« C’est un cheval qui est très généreux qui, malheureusement, se retrouvait toujours à un ou deux longueurs du gagnant, donc cela lui a pris pas mal de temps pour qu’il baisse en valeur. C’est un cheval qui est arrivé ici après avoir couru onze fois en Afrique du Sud, sans jamais gagné. Et je me souviens qu’à l’entraînement certains disaient qu’il ne gagnera jamais une course ici. Il en a gagné sept et aujourd’hui la huitième. C’est un cheval très sain. C’est un cheval que j’ai gardé pour moi car personne ne voulait de lui. C’est une victoire qui fait très plaisir ». Et là, Ricky Maingard ne peut s’empêcher de laisser rouler une larme.
L’entraîneur s’est aussi attardé sur sa relation avec Andrew Fortune, un jockey qu’il connaît depuis longtemps, au temps où le Sud-Africain était encore un apprenti.
« Je connais Andrew depuis qu’il est apprenti. On a eu une longue association. Il a monté pour moi en de nombreuses occasions et il a gagné beaucoup de courses. On s’entend très bien. Comme je disais à mes propriétaires, j’ai eu de grands jockeys qui ont monté pour moi durant ma carrière, les meilleurs Sud-Africains et je le place aussi haut que n’importe lequel d’entre eux. Il a un très bon sens du cheval. Il est très patient en course. Il a une très bonne balance. Il a un style très particulier qu’il ne faut surtout pas changer et les résultats sont là. Andrew, il peut se motiver pendant une période et puis il faut qu’il prenne un break. Et là j’espère que les cinq semaines ne seront pas trop longues pour lui (rires). »