« L’inactivité de la Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation (IOR-ARC) notamment à ses débuts en 1995 est largement liée à la création de l’Organisation mondiale du commerce dont la mission est de libéraliser le commerce des biens et des services à l’échelle mondiale », a soutenu, hier, le secrétaire aux Affaires étrangères. Anund P. Neewoor prononçait un discours à l’occasion de la remise d’un chèque de US $ 1 million au IOR-ARC Special Fund au siège de l’organisme à Ébène.
Anund P. Neewoor devait indiquer qu’avec la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), toutes les attentions étaient tournées vers elle pour ce qui est du commerce et il n’y avait pas de place pour les organisations régionales comme l’IOR-ARC. « Nous avons travaillé avec l’OMC. Nous avons connu beaucoup de difficultés et aujourd’hui nous nous tournons vers la coopération régionale », a affirmé le secrétaire aux Affaires étrangères.
M. Neewoor observe que « today we have to address the issue of trade and economic strength. How to expand our eco strength ? » Il devait citer l’exemple des pays de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) qui depuis longtemps ont une vision à long terme pour le développement du commerce régional. Il estime que l’IOR a encore un long chemin à parcourir, mais qu’avec la richesse des ressources dont disposent ses pays membres, celles-ci peuvent être canalisées pour le bénéfice de la région. C’est d’ailleurs la tâche du secrétariat et des pays membres.
Le secrétaire (Ouest) aux affaires étrangères du gouvernement indien, Madhusudan Ganapathi, devait observer que « there was a feeling that the organisation was not leaving up to expectations ». Il souligne que le soutien financier des pays membres est important en vue de développer les projets et crédibiliser l’organisation. Il souhaite que sous la présidence indienne, l’IOR-ARC puisse mener à bien sa mission et réaliser ses activités. Il indique qu’après l’Inde, ce sera à l’Australie d’assurer la présidence l’année prochaine.
Ont également pris la parole à la cérémonie d’hier, le haut-commissaire indien à Maurice T. P. Seetharam et le secrétaire de l’IOR-ARC, K.V. Bhagirath.
M. Ganapathi a remis un chèque de US $ 1 million au Special Fund dont le but est de financer la réalisation des projets approuvés par l’association. Elle peut accepter des contributions financières des États membres, des dialogue partners, des observateurs, des organisations internationales, du secteur privé ou toute autre personne qui souhaite en faire.
Le premier contributeur a été l’Inde avec une somme de US $ 50 000 en avril 2006. Le Sultanat d’Oman a contribué US $ 50 000 également à l’IOR en octobre 2006 ; l’Iran US $ 75 000 en février 2007 ; le Yémen US $ 25 000 en janvier 2009. En juillet 2011, la Chine, un dialogue partner, a contribué US $ 100 000.
L’IOR-ARC compte dix-neuf pays membres et cinq dialogue partners : la Chine, l’Égypte, la France, le Japon et le Royaume Uni. Ses organisations observatrices sont la Indian Ocean Tourism Organisation (IOTO) et le Indian Ocean Research Group (IORG).