Le 21 août dernier, la Tertiary Education Commission (TEC) a demandé au SSR Medical College de suspendre ses cours de première année de médecine, car il n’avait pas l’accréditation nécessaire. En réalité, celle-ci devait être renouvelée, mais la TEC a estimé qu’il y avait des manquements aux règlements. Forcés de venir aux cours en dépit de cette interdiction, les étudiants se disent dans le flou car après le délai de quatre semaines, ni la direction de l’institution ni la TEC n’est venue les rassurer au sujet de l’accréditation.
« Tout se déroule comme si de rien n’était. Après le délai accordé par la TEC pour se conformer aux règlements, les cours continuent sans un mot de l’administration. » L’état d’esprit des étudiants du SSR Medical College se traduit dans cette déclaration. Le 21 août dernier, alors qu’ils entamaient déjà leur sixième mois de cours, ces étudiants en première année de médecine ont appris que l’institution n’avait pas l’accréditation nécessaire pour dispenser cette formation.
Dans un communiqué émis ce jour-là, la TEC demandait à l’institution de suspendre ses cours pour une durée de quatre semaines, en attendant de se conformer aux règlements. Sauf que la direction du SSR Medical College décidait elle d’ignorer cette interdiction, en demandant aux étudiants de continuer à venir aux cours « unofficially. »
Une fois ce délai passé, les étudiants – qui ont déjà déboursé Rs 600 000 pour cette première année d’étude – s’attendaient à plus de précisions sur leur situation. Mais ni la direction du SSR Medical College, ni la TEC, n’est venue de l’avant pour clarifier les choses. Les étudiants se demandent d’autant plus si l’institution régulatrice a un quelconque pouvoir étant donné que le collège a ignoré sa demande de suspension.
Mais le plus grave c’est que la TEC qui avait elle-même pris l’initiative d’émettre un communiqué pour annoncer la suspension des cours, n’a pas daigné tenir les étudiants informés de l’évolution de la situation.
Nous avons, pour notre part, cherché à en savoir plus auprès de l’institution, mais à l’heure où nous mettions sous presse, aucune réponse à notre requête soumise hier matin n’était transmise.
Nous avons également envoyé un courriel au président du SSRMC, RPN Singh, en Inde, depuis hier, mais nous n’avons eu aucune réponse.