Plusieurs personnalités ont procédé hier à un dépôt de gerbes au Monument du Soldat inconnu au collège Royal de Curepipe afin de rendre hommage aux combattants de la seconde guerre mondiale disparus sur les champs de bataille. Quelques soldats encore vivants étaient aussi présents à cette cérémonie.
Ce dimanche 10 novembre a été marqué par la commémoration de l’Armistice. Le chef du gouvernement, le président de la République, le leader de l’opposition et quelques parlementaires étaient présents à cette occasion à l’entrée du collège Royal de Curepipe.
La cérémonie a débuté avec la parade des musiciens de l’orchestre de la police, puis le Premier ministre et le président de la République ont procédé à un dépôt de gerbes au monument. Le leader de l’opposition, l’ambassadeur de France et plusieurs autres membres du corps diplomatique ont également déposé des fleurs au pied du monument, en présence de quelques anciens soldats de la seconde guerre mondiale. « Pour moi cette cérémonie est à la fois heureuse et triste. Cela me rappelle tous mes amis qui n’ont pas survécu à la guerre, toute cette souffrance et toutes les blessures. Mais cela me rend heureux car cette cérémonie montre que nous n’avons pas fait cette guerre pour rien. Il ne reste plus beaucoup de soldats aujourd’hui et j’espère que même quand nous ne serons plus là cette cérémonie continuera d’avoir lieu afin que personne n’oublie la cruauté de cette guerre », nous a expliqué un ancien combattant, âgé de 93 ans. La cérémonie de l’Armistice a aussi été marquée par une exposition de photos retraçant les événements de la seconde guerre mondiale. Quoi qu’abîmées par le temps, elles ont attiré  nombre de passants se remémorant l’histoire de leurs grands-pères et grands-mères. « Mon grand père est mort durant la seconde guerre mondiale, cette cérémonie représente beaucoup pour moi, surtout quand je regarde ces photos je vois dans quelles circonstances mon grand-père a vécu durant la guerre et je ne cesse de me demander à quel point tout cela a dû être horrible. Si nous sommes libres aujourd’hui c’est grâce à ceux qui se sont battus pour nous. Il ne faut jamais l’oublier », nous a expliqué Stéphanie, une jeune mère de famille venue assister à la cérémonie. Une fois la partie protocolaire terminée, le public a pu à son tour accéder au monument pour des prières.