Pendant toute la journée, l’ex-policier Vijay Rambharuth, le lien commun entre White Dot International Consultancy Co. Ltd. et Sunkai Co. Ltd., a été interrogé par des limiers du Central CID dans une tentative de retracer des placements de Rs 340 millions. Ce premier volet était axé sur son engagement initial au sein de White Dot Int’l alors qu’une prochaine séance d’audition est prévue pour la semaine prochaine au sujet des transactions opérées au nom de Sunkai Co. Ltd. De leur côté, les trois responsables d’Emidore Trading Co. Ltd., Marjorie Bazerque, Dominique Appajee et Mark Lloyd Tourneur, ont été reconduits en cellule policière pour le week-end après leur inculpation sous trois charges provisoires lors de leur comparution en Cour, hier. En parallèle, le nombre de Restraining Orders réclamés par le Directeur des Poursuites Publiques, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, par l’entremise du Deputy Chief State Attorney, Me Ahmad Moolna, continue à augmenter.
L’ex-policier Rambharuth, considéré comme un véritable canvasser professionnel, avec à son compte personnel plus de Rs 340 millions de placements, a placé toute la responsabilité de la fraude au niveau de White Dot International Consultancy Co. Ltd. sur les épaules de Sanjeev Lutchman. C’est ce qu’il a laissé entendre aux limiers du Central CID en présence de son homme de loi, Me Raouf Gulbul, hier.
« Pendant que je travaillais chez White Dot, j’ai toujours agi sous les instructions de Sanjeev (Lutchman) que ce soit pour l’enregistrement des nouveaux clients, le paiement des dividendes aussi bien que le renouvellement des contrats. Tout se déroulait dans les bureaux de la compagnie à Ebène Heights », a déclaré en substance l’ex-policier Rambharuth.
Une autre partie de l’audition a porté sur le volet des fonds collectés auprès des clients. L’agent Rambharuth s’est appesanti sur le fait que les fonds étaient remis à Sanjeev Lutchman et qu’il n’en savait pas plus. Outre les commissions versées avec de nouveaux contrats, il bénéficiait d’une somme de Rs 3 500 pour chaque jour de paiements de dividendes aux clients. Cet exercice se déroulait trois fois par mois, a-t-il ajouté.
Vijay Rambharuth s’est déclaré disposé à donner l’autorisation au Central CID en vue d’avoir accès aux relevés de ses comptes bancaires pour les besoins d’enquête. Il déclare n’avoir pas d’avoirs substantiels, sauf une voiture personnelle achetée il y a une vingtaine d’années.
La prochaine étape de l’interrogatoire risque d’être extrêmement cruciale. Elle sera consacrée à Sunkai Co. Ltd. avec la police soupçonnant cet ancien policier d’avoir empoché des commissions de l’ordre de Rs 34 millions en six mois. Il sera également amené à faire des révélations au sujet de ses relations de travail avec l’inspecteur Bhugun au sein de la société dirigée par Bimla Ramloll, alias Mme Kaba.
La première séance d’interrogatoire des promoteurs d’Emidore Trading Co. Ltd., en l’occurrence Marjorie Bazerque, Dominique Appajee et Mark Lloyd Tourneur, a été utilisée pour établir des charges provisoires en attendant un examen complet des dossiers et des fichiers informatiques saisis lors d’une perquisition dans les locaux de la société, jeudi soir.
A hier après-midi, trois charges provisoires de blanchiment de fonds d’un montant de Rs 10,3 millions, de Swindling et de Conspiracy to Defraud avaient été logées contre ces suspects. Ils ont été renvoyés en cellule policière pour le week-end avec leurs interrogatoires prévus pour le début de la semaine prochaine.
En fin de semaine, le DPP a soumis six nouvelles demandes de Restraining Orders contre des suspects impliqués dans des arnaques financières, dont les investissements dépassent facilement la barre des Rs 1 milliard. Ces demandes portent sur 18 comptes bancaires comme suit : Dylan Moochooram (deux comptes), Meetadevi Bissessur, née Auchaybur (deux comptes), Gyandeo Lutchman (deux comptes), Priya Soty, née Ramlogun (quatre comptes), Sheila Bhagoban, née Moodely (quatre comptes) et Reka Lutchman, née Ramhit (deux comptes). Ces ordres de la Cour suprême donnent aux enquêteurs de l’Assets Forfeiture Office et du Central CID l’autorisation de compléter l’exercice de Money Trail engagé en vue de retracer les investissements collectés.