La police ne s’est toujours pas expliqué sur l’ordre d’interdiction de quitter le pays émise contre David Sauvage. Le militant écologiste s’est présenté devant la Cour de Souillac hier, lundi 18 mars, pour contester cette « objection to departure » dans le cadre d’une charge de « rogue and vagabond » qui pèse sur lui.

Le policier dépêché en cour hier pour justifier cet ordre n’a pu expliquer pourquoi une “objection to departure” avait été logée contre le militant de Rezistans ek Alternativ.

L’affaire a été renvoyé au 18 avril.

Pour rappel, David Sauvage avait été arrêté en février. La police lui reproche d’avoir, le 11 mars de l’année dernière, empiété le terrain mis à la disposition de Pelangi Resorts pour la construction d’un hôtel à Pomponette.

Pour Stephan Gua, membre de Rezistanz ek Alternativ, « la question est de savoir qui manipule ce cas ». Il poursuit : « Cela confirme que la police n’a aucun fond et agit de manière répressive et mesquine. Et pourquoi uniquement David alors que, lors de cette rencontre, plusieurs personnes ont pris la parole et étaient sur place? Nous demandons au Commissaire de police de prendre des dispositions pour rayer ce cas ».

Stephan Gua questionne d’autre part : « Y a-t-il une collusion entre le New Mauritius Hotel et la police ? Ce cas suscite énormément de questions ».