C’est un moment du calendrier parlementaire qu’ils aiment particulièrement. Eux, ce sont les députés de l’opposition et le moment, c’est l’examen en comité d’un budget. Ils n’ont pas comme l’année dernière fait durer les séances jusqu’aux petites heures du matin mais les députés du MMM et du MSM ont mené la vie dure à quelques ministres dont Anil Baichoo, Hervé Aimée, Michael Sik Yuen ou Vasant Bunwaree sur les dépenses supplémentaires encourues pour 2012. La séance de mardi ressemblait à une dernière répétition avant la générale du vendredi 8 novembre, date de la présentation du budget 2014 par Xavier Duval.
Cet exercice avait été précédé par le présentation par le ministre des Finances d’un budget supplémentaire de Rs 2 milliards pour 2012 pour couvrir, entre autres, Rs 310 millions pour le paiement de la compensation salariale et les pensions à Rodrigues; Rs 475 millions pour les travaux d’infrastructures, routes, drains, la rénovation du Mauritius Pride ; Rs 4 millions pour le MITD; Rs 190 millions pour l’environnement ; Rs 222 millions pour les administrations régionales; Rs 54 millions pour la promotion touristique et Rs 700 millions pour permettre à la State Investment Corporation d’acheter Medcor, l’immeuble d’Air Mauritius, transaction qui ne s’est pas encore matérialisée.
Le porte-parole pour les questions économiques, Kee Chong Li kwong Wing, a démoli les arguments du ministre et s’est sérieusement posé la question de savoir à quoi sert l’Assemblée nationale si ses membres doivent venir cautionner des dépenses faites selon le bon vouloir de quelques-uns.
Le député s’est surtout appesanti sur la réduction du déficit budgétaire à 1,8%, ce qui a été réalisé en coupant dans les dépenses publiques, avec un «fiscal squeeze», ce qui, a-t-il soutenu, a impacté négativement sur le taux de croissance.  
Et d’ironiser sur les objectifs qui étaient «growth for a greater good» avant d’inviter le Premier ministre qui serait, selon lui, friand de Fact Finding Committees d’en instituer un sur cette perplexité caractérisée par une sous-utilisation des budgets votés à divers postes. Et Kee Chong Li Kwong Wing en a énuméré quelques-uns pour étayer ses propos.