Malgré l’alerte cyclonique et un temps vraiment exécrable, la première course sur route de la saison s’est courue hier dans la région de Moka. Christophe Maréna et Prisca Manikion ont fait fi des conditions difficiles pour s’imposer, le premier bouclant les 21,1 km en 1h16’33 et l’autre en 1h41’08.
Devancé par Jean-Luc Vilbrim ces deux dernières années, Maréna s’est présenté hier comme le grand favori en l’absence de ce dernier, qui est rentré récemment du marathon de Paris. Mais les conditions étaient telles que tout espoir de réaliser une bonne performance était au départ même anéanti, nous confie le vainqueur. « Le vent et la pluie battante ont rendu la course difficile. Cela m’a empêché de relever mon défi personnel qui était de descendre sous 1h10. Il y a bien eu une accalmie lors du départ (ndlr : au stade de Réduit), mais après un 1 km seulement, il s’est remis à pleuvoir durant toute la course … »
Après un détour par Helvétia et la dure montée vers Côte d’Or, les coureurs entamèrent la descente et le retour vers l’arrivée avec Maréna menant largement en tête loin devant Sanjeeva Sooriah et Nitesh Soondun, ces derniers se relayant tour à tour pour s’accrocher. Mais Maréna pouvait dire adieu au chrono de 1h10 lorsqu’il rallia Moka car il courait déjà depuis 1h07. « Il était évident que je n’allais pas pouvoir relever le défi. J’ai alors pensé terminer au moins en 1h12 », se disait-il alors que l’arrivée se profilait. Mais c’était sans compter avec des crampes qui l’assaillirent à quelques mètres seulement du stade.
Vaincu doublement, il termina sa course au ralenti en 1h16’33, soit à plus de 3’00 de Soondun et Sooriah. Sa déception était palpable. « Je réussirai la prochaine fois si les conditions sont idéales. Mais je remercie mon coach Rama Ramanah qui m’a bien conseillé. Maintenant, je vais me préparer pour ma prochaine course prévue le 19 mai à Beau Vallon, soit les 25 km King Savers, puis le Marathon International Orange le 23 juin qui est mon objectif principal », soutient Christophe Maréna, 30 ans. Hier, cela faisait la sixième fois qu’il s’alignait au semi-marathon de Moka qu’il a remporté trois fois et où il a terminé deux fois deuxième.
Dans la course féminine, Prisca Manikion a conservé son titre, mais fut privée elle aussi d’un chrono plus raisonnable à l’arrivée. En fait, elles n’étaient que trois coureuses à braver la distance chez les seniors, Love Macchabée prenant la 2e place en 1h41’46 et Wendy Citta la 3e en 1h44’33. « On a couru sans se soucier du chrono. Mon objectif était de courir en moins de 1h30 qui est mon temps réalisé l’an dernier. Mais ce n’était pas possible », fait ressortir la spécialiste de course de fond. Contrairement à Maréna, elle fera l’impasse sur les 25 km King Savers, mais sera bien présente au semi-marathon Orange. Une course de 10 km était également à l’affiche hier. Chez les hommes, Mohammad Dookun s’imposa en 31’59, tandis que Caroline Legrand s’offrit la victoire en 48’49 chez les dames.
Notons par ailleurs qu’en mémoire de feu Goinsamy Seeneyen, ancien trésorier de l’Association mauricienne d’athlétisme décédé récemment, la famille de ce dernier a décidé d’offrir une coupe challenge au vainqueur de cette course. En guise de reconnaissance, le comité régional d’athlétisme de Moka a remis un shield à Vasamba Seeneyen, mère du défunt. Ce dernier avait lui-même introduit au calendrier national de l’AMA le semi-marathlon de Moka. Ils étaient au nombre de sept coureurs seniors et neuf vétérans hommes ainsi que trois coureuses seniors dames et deux vétérans dames à prendre le départ de cette course hier.