« J’aurai pu rester aux États-Unis après ma carrière, mais l’Afrique avait besoin de moi. Maurice a été ma première expérience sur le terrain et j’en garde des souvenirs mémorables », a déclaré le Zambien Samuel Matete. Vice-champion olympique à Atlanta (États-Unis) et champion du monde  en 1991, à Tokyo au Japon, Samuel Matete a indiqué partir avec le sentiment du devoir accompli. Il aura maintenant la charge de participer au développement de l’athlétisme dans son pays.
C’est en mai 2009 que Samuel Matete a posé ses valises à Maurice pour une première expérience en tant que technicien au sein du CIAM (Centre international d’Athlétisme de Maurice). Plus de trois ans après, il ne regrette pas d’avoir fait le déplacement et ce, même s’il avoue que son objectif premier a toujours été de participer plus activement au niveau de l’administration. « Il n’empêche qu’il fallait commencer quelque part. Il y a eu l’opportunité de venir travailler à Maurice et je pense avoir tiré et donné le maximum de cette aventure. Cela a été une merveilleuse expérience. C’est sûr que je reviendrai », a déclaré Samuel Matete.
Même s’il n’a pas été impliqué de près dans la préparation des athlètes de haut niveau, Samuel Matete se réjouit d’avoir assisté le spécialiste du 400m haies, nommément Antonio Vieillesse. « C’est un athlète qui possède un gros potentiel. Il a de l’ambition et est toujours disposé à donner le meilleur de lui-même. Ce fut un plaisir de travailler avec lui », a-t-il fait remarquer. Selon lui, cela a aussi été une très belle expérience de travailler avec l’AMA (Association mauricienne d’Athlétisme) et avec le secrétaire-général, Vivian Gungaram, en particulier. « Vivian est l’exemple à suivre. Il connaît très bien son métier et pour moi, c’est quelqu’un de très actif. Ce qui est un gros avantage pour l’athlétisme mauricien surtout lorsqu’on considère que le sport repose beaucoup sur de l’action », a-t-il ajouté.
Samuel Matete est aussi d’avis que Maurice possède un gros potentiel et pour le développer, il faut le soutien de tout le monde et aussi un travail d’équipe. Selon lui, les écoles, le gouvernement et la fédération gagneraient à travailler en étroite collaboration pour le développement de nouveaux talents. « Le développement des athlètes doit obligatoirement débuter dans les écoles. C’est là qu’on doit dénicher les nouveaux talents. Vous devez ensuite avoir des entraîneurs bien formés et possédant une très bonne connaissance en la matière pour permettre  un bon développement jusqu’à l’élite », a-t-il précisé.
L’ancien champion du monde a indiqué avoir passé de très bons moments à Maurice et qu’il s’est aussi fait beaucoup d’amis. « Malheureusement je dois partir. Je suis triste dans le sens où je pense que j’aurais pu apporter beaucoup plus. » Avec son départ pour la Zambie, Samuel Matete a indiqué qu’il se verra confier de nouvelles responsabilités au Olympic Youth Developpement Centre. Un centre ouvert en 2010 par le CIO (comité international olympique) avec l’assistance du gouvernement zambien.
Il sera désormais beaucoup plus impliqué dans l’administration. Ce qui était son souhait de départ. Samuel Matete a expliqué que l’objectif est maintenant de voir les actions possibles pour le développement de l’athlétisme dans son pays. « Nous allons mettre en place un programme bien défini débutant avec les touts petits au sein des écoles. A partir de là, il s’agira de bien les former jusqu’à l’élite. Mon expérience acquise à Maurice pour dénicher de nouveaux talents va certainement m’aider dans cette nouvelle aventure. Nous allons aussi travailler en étroite collaboration avec la fédération d’athlétisme zambienne sur ce projet. Car comme je l’ai dit, le succès repose sur un travail d’équipe et non sur les épaules d’une seule personne », a-t-il fait ressortir.