Serge Alain Giblot Ducray, un directeur de compagnie, avait été condamné à neuf mois de prison en Cour intermédiaire pour attentat à la pudeur sur sa fille de 4 ans, en 2011. Lors de sa comparution hier, la cour a trouvé qu’il était éligible à effectuer des heures de travaux communautaires à la place de la prison, et ce après un rapport social favorable.
À la place des neuf mois d’emprisonnement pour attentat à la pudeur sur sa fille, le directeur de compagnie Serge Alain Giblot Ducray effectuera 180 heures de travaux communautaires au poste de police de Beau-Bassin à partir du 23 août. De plus, il devra se présenter au poste les mardis et jeudis et devra participer à des sessions de “counseling” deux fois par mois. Alain Ducray a toutefois fait appel de cette décision. D’autre part, il a également dû s’acquitter d’une caution de Rs 15 000 pour les procédures d’appel.
C’est son ex-femme qui avait porté plainte contre lui alors qu’ils étaient en instance de divorce. Dans ses dépositions, elle avait indiqué avoir eu trois enfants avec Serge Alain Giblot Ducray et qu’après leur divorce, elle n’avait pas émis d’objection à ce que les enfants aillent lui rendre visite. La mère devait indiquer que quand sa fille revenait de chez son père, elle était « différente, plus effrayée, silencieuse et se plaignait de douleurs aux parties intimes ». Elle avait dès lors demandé à sa fille si son père l’avait touchée, ce à quoi elle avait répondu par l’affirmative. La fillette avait donné une déposition à la Child Development Unit (CDU) en présence d’une psychologue le 27 mars 2012 pour confirmer les actes de son père. Cette dernière avait relaté à sa pédiatre et à sa psychologue qu’à quatre reprises, au domicile de son père, ce dernier avait attenté à sa pudeur.
Serge Alain Giblot Ducray, qui ne s’était pas adressé à la cour lors de son procès, avait réfuté les accusations dans ses dépositions à la police, soutenant que son ex-femme l’avait déjà menacé de consigner de fausses allégations d’attentat à la pudeur contre lui auparavant, soit peu après leur divorce. Il avait avancé que, depuis mars 2012, son ex-femme lui avait interdit de voir ses enfants.