Les 90 ans du War Memorial et les cent ans de la pose de la première pierre du collège Royal de Curepipe ont été l’occasion ce week-end pour les Mauriciens de faire un clin d’oeil à un chapitre de l’histoire du pays. Depuis vendredi, les diverses activités organisées dans l’enceinte de cet établissement ont rendu hommage au passé, transportant les visiteurs dans un monde où la modernisation n’avait pas encore pris place.
Témoignages des survivants de la première et deuxième guerre mondiale, exposition sur les antiquités du musée de la petite collection, des clichés ramenant les visiteurs dans les années 50… La cour du collège Royal de Curepipe s’est transformée le temps d’un week-end en une véritable galerie d’antiquités et de souvenirs. Cette initiative conjointe de l’association SOS Patrimoine en péril et du ministère de l’Éducation et des Ressources humaines vise à informer et sensibiliser la nouvelle génération sur l’histoire du pays. La plus grosse affluence a été notée dimanche. Petits et grands se sont fait une joie de découvrir l’île Maurice d’antan, se projetant dans un monde où la modernisation n’avait pas encore pris place.
Sur la route principale qui longe le centre ville de Curepipe, des voitures antiques ou encore des équipements hors du commun suscitent la curiosité des passants. C’est le cas de l’échelle Merry Weather London, un équipement ancien précieusement conservé à la caserne des pompiers de la capitale. Et pour une visite guidée, un officier de la Fire Brigade de Port-Louis Ally Meeah s’est prêté au jeu, vêtu d’un uniforme bleu, portant un casque en métal et ayant une hache accrochée à sa taille, il incarne le pompier d’autrefois. Ally Meeah a fourni aux visiteurs des explications sur l’échelle Merry Weather London et le Foam Canon. Et sa présence dans l’enceinte du collège Royal de Curepipe n’est pas passée inaperçue. En effet, de nombreux visiteurs et enfants n’ont pas hésité à se faire prendre en photo avec le « misié pompié ».
À l’intérieur du premier kiosque, d’autres membres de la Fire Brigade renseignent les visiteurs sur l’utilisation de la Jumping Sheet, de la radio Intercom et de l’Occurrence Book entre autres. Des explications soutenues par l’exposition d’équipements et de photos pour mieux transporter ceux présents dans un autre univers : celui d’une équipe de pompiers soudée où régnaient franche camaraderie et dévouement. D’autres clichés retiennent l’attention : celui d’un Tomer de 30 pieds de haut utilisé pour détecter toute trace de fumée ou encore celui des membres de la Fire Brigade lors de l’inauguration de Marie Reine de la Paix à Port-Louis dans les années 40, ayant vu la participation du Chief Fire Officer Sydney Arthur Dale. Cette exposition a aussi mis en lumière la disparition de la brigade des pompiers de certains équipements notamment ceux composés d’amiante.