Spectacle dépouillé avec sa mise en scène de All Alone revue dans le contexte mauricien et qui est devenu “Cocasse… Cocotier”. Pascal Legitimus a tropicalisé son One man Show. Hier, au Kafét@ à Rose-Hill, l’humoriste a donné la pleine mesure de son talent en confiant à son auditoire : « Je ne vais pas faire un coming out, mais un starting black avec un white spirit. » Vous l’aurez compris, Legitimus a mis sa propre vie en scène . « Je suis un pur métis. » C’est ainsi que s’annonçait la « couleur » de son humour.
Aux trois coups de brigadier et sur une musique de fond, Pascal Legitimus a salué son public venu en grand nombre l’accueillir. « Vendredi 13, poisson ascendant fils d’esclave. Né de père antillais et de mère arménienne, je suis un pur métis, un peu comme Yannick Noah, sauf que moi, je fais l’amour comme un noir et je m’endors comme un blanc. »  Avec des mots à lui, Pascal parle de sa naissance, de ses origines. Il dira qu’à sa sortie de la maternité, il était comme un flocon de neige qui a vite bronzé. Il évoquera son univers d’enfant entouré de 200 visages pâles et lui, le bronzé. « Je suis foncé, cela se voit. » Etre métisse, cela semble ne pas avoir réussi au départ à Pascal Legitimus. Être confronté entre deux cultures, celui d’un Arménien et d’un Antillais, Pascal joue habilement sur ce registre. Le spectateur, lui, se laisse agréablement prendre au jeu. Il est dans une histoire, un fil conducteur, celui de la vie de cet humoriste.    
On connaissait Pascal Legitimus pour sa formidable prestation au sein de la bande des Inconnus, et on a découvert un humoriste dont la grande force réside en son accessibilité avec le public. Parrain de cette 5e édition du Festival du Rire, Pascal Legitimus, le Monsieur de Scène qui a su animer des “Master Class” à l’intention des comédiens mauriciens, joue beaucoup sur l’atout de la spontanéité. Chercher en lui le comédien et trouvez-en un ami. C’est en tout cas ainsi qu’il est parvenu à gagner son auditoire hier soir au Kafét@, à Rose-Hill.