Le Premier ministre, qui intervenait à la cérémonie organisée au MGI à l’occasion du Maharashtra and Shivaji Day, a soutenu à nouveau que le 1er mai a dévié. Intervenant moins de deux heures après la fin du meeting du Remake 2000 à Port Louis, Navin Ramgoolam n’a pas manqué de demander où était passé le tsunami annoncé.
« Le 1er mai est la fête des travailleurs. Nous sommes liés à cette lutte mais il faut faire la part des choses. C’est des débats d’idée qu’il nous faut et non des palabres. Nous voulons qu’il y ait des discussions et dialogues mais pas de palabres », a dit le Premier ministre, qui a suggéré que des débats soient organisés.
Le meeting du 1er mai a été évoqué à plusieurs reprises dans son discours. Il a voulu pour preuve le nombre de personnes qui sont allées à la mer. À l’adresse de ses adversaires du Remake qui avaient organisé leur meeting un peu plus tôt devant la municipalité de Port Louis, il s’est demandé : « Tsunami kot finn ale ? »
Évoquant à un certain moment l’exercice de PNQ au parlement, Navin Ramgoolam a rappelé que c’est lui qui a introduit la pratique d’une question du leader de l’Opposition toutes les semaines alors qu’auparavant une convention voulait que cette question ne soit posée que lors des moments spéciaux sur une question d’intérêt national. À ce propos, il a cité une réponse de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair à une question de lady Thatcher. M. Blair avait reconnu qu’il n’aimait pas l’exercice de questions au Premier ministre qui dure deux heures et qui nécessite de longues préparations. En Angleterre, a-t-il expliqué, le Premier ministre répond à l’interpellation du leader de l’Opposition qui n’a droit par la suite qu’à trois questions. Il a observé qu’à Maurice cet exercice a pris la forme d’un contre-interrogatoire et dépasse souvent le temps imparti, en affirmant avoir fait remarquer au speaker qu’il ne fallait pas exagérer.
Navin Ramgoolam a aussi fait état d’un sondage qui le classe en tête en termes de popularité en tant que Premier ministre parmi les hommes politiques mauriciens. Pour lui ce sondage reflète la réalité.
Le PM a rendu hommage au Maharaj Shivaji, qu’il a présenté comme un héros, rappelant qu’on ne peut séparer la célébration de la fête de l’État du Maharashtra et la mémoire de Shivaji. Il a aussi insisté sur la solidarité mauricienne et a souhaité que cette solidarité ne se manifeste pas uniquement dans des moments difficiles. Il a critiqué les membres de l’opposition qui se présentent, dit-il, comme des experts en inondations. Il a estimé qu’ils « auraient dû conseiller le gouvernement argentin ».
La ministre Sheila Bappoo, qui s’est également adressée à l’assistance, a dénoncé la violence envers les personnes les plus vulnérables. Elle a estimé qu’il y a un travail à faire au niveau de la société, des organisations socioculturelles et surtout au niveau des familles. Il faut sécuriser la famille, dit-elle. Le gouverneur du Bihar, M. Patil, qui est originaire du Maharashtra, s’est lui aussi adressé à l’assistance.