Cet après-midi, le Conseil des Syndicats (CDS) rendra visite au ministre du Travail, Shakeel Mohamed, à qui il compte faire part de ses « appréhensions » dans le monde du travail. Prenant en considération la hausse du nombre de licenciements et les conditions de travail « qui laissent à désirer », Haniff Peerun, son président, affirme qu’il réclamera la révision des deux textes de loi : l’Employment Rights Act (ERiA) et l’Employment Relations Act (EReA).
Soulignant les lacunes que présentent l’EReA et l’ERiA, Hanif Peerun estime que certaines clauses de ses textes de loi favorisent le patronat. S’appuyant sur la hausse du nombre de licenciements depuis leur amendement, le CDS estime que la révision de ces législations est « vitale » pour le monde du travail. D’ailleurs, le nouveau président du CDS, lors d’une visite de courtoisie cet après-midi au ministre du Travail, compte bien évoquer cette situation. « Il est normal que l’État mette en place une loi qui protège les employés, et non pas une qui soit en faveur du patronat », dit-il. Parlant également du nombre de licenciements « du fait de la modernisation », le CDS estime que la révision de ces deux textes de loi contribuera à apporter une « atmosphère sereine » au sein des relations industrielles. Et de soutenir : « Ce sera notre cheval de bataille pour cette année. » Le CDS prend note de la politique de certaines Petites et moyennes entreprises (PMEs), qui s’abstiendraient de payer le boni de fin d’année.
Dans un deuxième temps, le CDS envisage de discuter également sur la mise en place d’une politique de salaire minimum vital. « La moindre des choses serait que chaque Mauricien puisse bénéficier d’un salaire qui l’aidera à faire face à toutes les augmentations », a-t-il déclaré. Haniff Peerun souhaite une « meilleure » reconnaissance syndicale dans le pays. Selon notre interlocuteur, le CDS devrait être membre de toutes les organisations (SADEC, COI, Union africaine, Bureau international du travail) où les conditions des relations industrielles sont évoquées.