Le procès intenté à la Française Aurore Gros-Coissy (25 ans), arrêtée à l’aéroport de Plaisance en possession de 1 680 cachets de Subutex, s’est poursuivi aux Assises hier devant le juge Bobby Madhub. L’inspecteur Jean, affecté à l’ADSU de Rose-Hill, est venu lire la déposition de la jeune femme après son interpellation le 19 août 2011. Elle devait maintenir qu’elle n’était pas au courant de la présence de Subutex dans ses bagages et qu’elle aurait été piégée par un ami.
Les cinq dépositions de la Française Aurore Gros-Coissy, qui comparait aux Assises dans le cadre du procès qui lui est intenté pour trafic de Subutex, ont été lues en cour hier. Ces dépositions relatent les circonstances qui l’ont menée à Maurice, soutenant que n’était pas elle qui avait placé les 1 673 comprimés de Subutex dans ses bagages.
Au début de son interrogatoire, Aurore Gros-Coissy devait soutenir qu’elle voulait se rendre à Maurice pour les vacances et qu’un certain Tinsley Cornell, un Mauricien résidant à Paris avec qui elle avait eu une idylle, devait l’y rejoindre. Tinsley Cornell, qui conversait avec elle par Facebook, lui avait acheté un billet d’avion pour Maurice mais avait fait toutefois fait comprendre qu’il ne pouvait y aller à la même date qu’elle. Une fois à Maurice la Française devait prendre un taxi pour se rendre au domicile de Giantee Ramchurn, la mère de Tinsley Cornell. En préparant ses bagages, Tinsley Cornell lui aurait remis des boîtes de cigarettes et une bouteille de whisky pour sa mère.
Aurore Gros-Coissy est arrivée à l’aéroport de Maurice le vendredi 19 août 2011, vers 11 h du matin. Lors du contrôle des bagages, un douanier lui a demandé ce qu’elle transportait dans ses valises, ce à quoi elle avait répondu des vêtements, des cigarettes et une bouteille de whisky. Lors de la fouille de ses bagages, un policier devait y trouver un sac en plastique vert qui contenait des paquets de biscuits, sur lesquels étaient écrits « Subutex ». Le policier devait découvrir 240 plaquettes de Subutex, chacune contenant sept comprimés.
La jeune femme avait avancé qu’elle n’avait pas placé ce sac en plastique dans sa valise et que ça devait être son ami Tinsley Cornell qui les avait mis là. Elle avait nié connaître le contenu de ce sac en plastique. « Tout ce qui n’est pas à moi appartient à la mère de Tinsley », avait-elle répondu aux officiers de police.
La Française devait maintenir à l’ADSU de Rose-Hill qu’elle n’avait jamais vu de comprimés de Subutex avant le jour de son interpellation et qu’elle n’avait jamais entendu parler d’un quelconque réseau de trafic de Subutex entre la France et l’île Maurice.