Tous les clandestins qui se trouvaient à bord d’un bateau vietnamien qui s’est échoué dans le nord de l’Australie, dans une zone infestée de crocodiles, ont été récupérés, rapportent mardi 28 août, les médias.

Cette embarcation est le premier bateau de réfugiés touchant l’île-continent en près de quatre ans.

Des habitants de la région avaient indiqué que des passagers de ce bateau avaient disparu dans la forêt tropicale très dense proche du fleuve Daintree, dans le nord de l’Etat du Queensland.

Cette forêt, l’une des plus anciennes au monde, se trouve à 120 km au nord de Cairns. Elle abrite une importante population de crocodiles et de serpents.

La chaîne ABC rapporte que 17 personnes étaient à bord du bateau et que les deux dernières ont été retrouvées mardi matin, en citant Peter Rinaudo, de la protection civile de l’Etat du Queensland.

« Toutes les personnes qui étaient recherchées ont été localisées », a-t-il dit à ABC.

Le Cairn Post rapporte que les deux derniers étaient le capitaine du bateau et son second, et qu’ils ont été arrêtés alors qu’ils traversaient le Daintree sur un ferry.

Le journal indique qu’ils se rendaient à Noah Beach, où ils devaient être pris en charge par d’autres membres d’une organisation de passeurs basée près de Sydney.

La Force australienne aux frontières n’a pas confirmé à l’AFP que tous les passagers du bateau avaient été retrouvés.

Lundi, le ministre de l’Intérieur Peter Dutton a indiqué que le bateau, qui a partiellement coulé, provenait du Vietnam et était le premier bateau de demandeurs d’asile à atteindre le sol australien depuis 2014. Il a également indiqué que ses occupants ne seraient pas autorisés à rester en Australie.

L’Australie mène une politique particulièrement stricte contre les bateaux de réfugiés, qu’elle repousse systématiquement. Les clandestins qui arrivent en Australie sont relégués dans des centres de détention offshore régulièrement condamnés par les organisations de défense des droits de l’homme.

Même si leur demande d’asile est fondée, ils ne seront pas acceptés sur le sol australien, Canberra ne leur offrant que la possibilité de s’établir dans un pays tiers. Ou de rentrer chez eux.

Cette politique a été couronnée de succès, en ce que le nombre des arrivées s’est réduit à peau de chagrin, mais elle a divisé l’opinion publique et terni la réputation internationale du pays.

Les défenseurs des droits de l’homme, ainsi que l’ONU, ont étrillé un pays riche tournant le dos à des populations vulnérables. Les informations filtrant hors des camps faisaient état d’abus, de cas de dépression, de suicides.