Cela fait maintenant dix mois que des fissures ont été décelées sur le tronçon de la route entre Ripaille et Crève-Coeur sur l’autoroute M3 Terre-Rouge/Verdun. Les consultants de la firme ARQ (PTY) South Africa, chargés de rédiger un rapport sur les causes de l’effondrement de la route et de formuler des solutions pour la réhabiliter, se sont prononcés quant au type de travaux devant être effectués. La méthode préconisée est celle du « stone columns ». Les travaux devraient durer 12 mois et coûter entre Rs 200 M et 300 M, selon des premières estimations de la Road Development Authority (RDA).
 Les experts sud-africains attribuent les fissures sur le tronçon situé entre Ripailles et Crève-Coeur, à hauteur de Valton, à la qualité du sol sur lequel la route est bâtie, et non pas en raison de la qualité des matériaux utilisés pour le remblai par l’entrepreneur, et encore moins la profondeur. C’est ce qu’a expliqué la consultante Mary Besson de ARQ (PTY) South Africa à la presse hier après-midi. Cette dernière participait à une visite des lieux en présence du ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, ainsi que d’officiers de ce ministère et de la Road Development Authority (RDA).
Mary Besson a ainsi fait comprendre que des travaux de réhabilitation devront être encourus à une plus grande profondeur sous le sol et qu’après avoir considéré trois options pour réhabiliter la route, c’est la méthode de « stone columns » qui devrait être utilisée. Les experts sud-africains ont pour rappel été mandatés par le gouvernement pour effectuer des tests sur le tronçon Terre-Rouge/Verdun. Après avoir soumis leur rapport préliminaire au ministère des Infrastructures publiques en mai dernier, ils ont récemment soumis leur rapport final.
Dans une déclaration à la presse, le ministre Bodha a expliqué avoir insisté auprès de la firme consultante pour que la route entière, longue de 26 km, soit « sûre et solide », ajoutant : « Nous ne voulons pas voir apparaître d’autres fissures plus loin. » Outre le tronçon où des fissures ont été constatées, le ministère a en effet demandé aux experts sud-africains de réaliser des tests sur d’autres parties de la route.
Maurice ne disposant pas de l’expertise locale pour réaliser le type de travaux recommandés par les experts sud-africains, la RDA devra passer par un exercice d’appels d’offres sur le plan international. Les ingénieurs et les consultants estiment à 12 mois la durée des travaux, lesquels coûteront entre Rs 200 M et Rs 300 M. Cette somme reste toutefois à être clairement déterminée une fois l’appel d’offres achevé.
Les travaux de réparation débuteront aussitôt tous les approbations obtenues, a expliqué Claude Wong So, Chairman de la RDA. L’offre devrait être lancée d’ici fin octobre/début novembre.