Le groupe MCB a réalisé des profits nets de Rs 3 milliards pour les neuf premiers mois de l’exercice financier en cours, soit de juillet 2011 à mars 2012, bilan comparable à la performance enregistrée pendant la période correspondante en 2010-2011 (items non-récurrents exclus). Le bilan financier a été avalisé par le conseil d’administration lors de sa réunion du jour. Commentant ces résultats financier, le Group Chief Executive, Pierre-Guy Noël, n’a pas manqué de faire allusion au contexte économique global difficile et au ralentissement dans les investissements sur le plan local.
Les principales caractéristiques du bilan de la plus importante banque commerciale du pays pour les neuf premiers mois sont une baisse de 10,5% par rapport à la période correspondante en 2010-2011, une performance similaire à celle réalisée pendant la période correspondante en 2010-2011 si on exclut les items non-récurrents ayant dopé les résultats de l’année dernière
La performance démontre que les activités de la MCB à l’international continuent à générer un effet positif, soit une croissance soutenue du portefeuille de prêts, faisant  grimper le net interest income de l’ordre de 11%. Les revenus découlant des frais et commissions ont augmenté de 9%, conséquence du financement du commerce régional.
La MCB souligne que «les résultats des neuf premiers mois de 2011-2012 ont été affectés par une augmentation des provisions pour créances douteuses. Celles-ci ont doublé par rapport à la période correspondante en 2010-2011, passant de Rs 181 millions à Rs 373 millions. Cela reflète les contextes local et international difficiles dans lesquels la MCB opère. »  Les dépenses ont augmenté  de 14% en raison de l’impact financier des investissements majeurs dans l’informatique.
La  MCB rappelle l’environnement délicat qui s’est installé depuis quelque temps. « A Maurice, la performance des secteurs d’exportation devrait être affectée par les difficultés encourues par les économies de la zone euro et le taux de change. Pour ces mêmes raisons, l’investissement privé tourne toujours au ralenti, ce qui a un impact sur la demande de crédit et les revenus du groupe », note la MCB, qui estime, néanmoins que la performance pour l’année financière 2011-2012 devrait s’aligner sur celle de 2010-2011, items non-récurrents exclus.
De son côté, commentant la performance du groupe pour ces premiers neuf mois, Pierre-Guy Noël souligne avec une pointe de satisfaction que « dans un contexte particulièrement difficile globalement, nous avons réussi à maintenir nos résultats, hors éléments non récurrents, au même niveau que ceux réalisés l’année dernière, soit à un peu plus de .Rs 3 milliards pour les 9 mois. Le résultat net de cette année est cependant inferieur d’environ Rs 350 m à celui réalisé l’année dernière, qui avait bénéficié d’éléments non récurrents de l’ordre Rs 400 m ».
«Malgré le ralentissement de l’investissement privé localement, le groupe MCB a réussi à continuer à faire croitre le niveau de nos prêts, de même que celui de nos dépôts, les rythmes de progression étant cependant plus importants au niveau des opérations à l’international.  Les commissions progressent de façon satisfaisante grâce à l’activité accrue du financement du commerce régional. Nos dépenses progressent, comme prévu, de façon accélérée en raison des investissements majeurs effectués pour améliorer nos systèmes et nos infrastructures »,
ajoute le Group Chief Executive comme pour mieux faciliter la lecture et la compréhension des principaux indicateurs de performance.
En conclusion Pierre-Guy Noël avancera que « le coût du risque, qui avait connu une tendance à la baisse au cours de ces dernières années, se détériore reflétant la dégradation de l’environnement économique, tout en restant cependant à un niveau acceptable selon les normes internationales ».