La récente assemblée générale spéciale, qui a vu le maintien de Malherbes Harlems en D1 alors que les Curepipiens auraient logiquement dû descendre en D2, a précipité le départ de Dominique Marisson de la tête de la Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB).
Elle l’avait annoncé dimanche. C’est mardi matin que sa lettre de démission a atterri au siège de la fédération. Après un silence qui aura duré quelques jours, elle explique les raisons de sa démission, tout en égratignant certains membres de la fédération.
Dans une longue lettre, l’ex-présidente soutient que la situation était devenue invivable au sein de la FMBB. Comment ? Pourquoi ? Plusieurs raisons sont avancées. Mais la première raison est l’absence de confiance entre les membres de la FMBB.
« I do believe that we can have different opinions and points of view, but we are supposed to meet to find a solution, then the result is to be communicated to all concerned. But most of the time, this is not what happens. »
Plus loin, elle affirme qu’il n’y a pas eu de « one-woman show », avançant comme argument qu’elle a privilégié le travail en équipe. « I like to work with a team and in a team, so if members of the team cannot trust each other, I cannot work », écrit-elle encore. De plus, elle ne souhaite pas que l’image du basket-ball soit ternie dans la presse.
Le cas du Centre national de formation de basket-ball (CNFBB) est aussi cité dans la lettre de Dominique Marisson. Une question qui a trait à la gestion du centre et à la démission de son président, Clarel Michaud. « M. Clarel Michaud, the president, came to a meeting and said that a few months (in 2010) after being elected president he could no longer continue because many decisions were taken without his knowledge among other reasons. »
Les deux entraîneurs du CNFBB ont rencontré l’ex-présidente de la FMBB en vue de discuter de leurs salaires. La question de leurs contrats respectifs est floue, à en croire Dominique Marisson. « Concerning the contract of the coaches, they told me that it was signed somewhere in Port louis and that it was with M. Didier. The latter said that it was at the federation. What I am sure of is that the contracts are nowhere to be found in the federation. »
Malherbes Harlems
De plus, Dominique Marisson affirme avoir reçu une lettre du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) lui demandant de certifier les réclamations des deux entraîneurs du CNFBB, David Grenade et Jean-Marc Manique. Selon elle, l’affaire des réclamations n’est pas très claire non plus. « The reasons behind this is that the claims were signed by M. Didier Mootoo above the word “President” and with the stamp of the federation », avance-t-elle, avant d’affirmer ne pas être au courant de l’existance de ces réclamations.
« I did not know that these claims existed and was never asked to sign these claims since the end of October. So, as from January, the MYS did not send the salaries through the federation and the coaches were not paid. They were finally paid for January and will be paid in the days to come for February. »
Les JIOI, l’année dernière aux Seychelles, font également partie du lot. D’ailleurs, selon elle, les filles avaient toutes les chances de rentrer avec une médaille. « For the women’s squad, I said and said over again that the girls already had the ruban of a medal around their neck, it is only what will be done in Seychelles that will determine the colour of the medal. » Dominique Marisson s’est basée sur sa connaissance des filles, puisqu’elle a entraîné plusieurs d’entres elles dans le passé.
Mais ce qui la dérange, ce sont les problèmes entre les deux entraîneurs. « … everyone knew including the previous president, we all saw and realized it even since South Africa. »
Et finalement, la goutte d’eau qui aura fait déborder le vase : le cas Malherbes Harlems. Déjà, dimanche dernier, elle paraissait déçue de l’issue de l’AG spéciale et le disait haut et fort. « The decision of the SGA has been a big shock for me ; it is a very bad one. » Cependant, elle estime avoir fait au mieux pour corriger l’erreur, « even if the licence “T” seems to be a problem », souligne-t-elle. Cette idée avait été proposée lors de la l’AG spéciale de dimanche dernier, mais rejetée par la suite. Elle poursuit en disant que les lois du Registrar of Associations sont claires à propos de l’AG spéciale. « … a special general assembly can be asked for a special reason by a number of clubs, so it was their right ». Mais quelque part, « there was a problem or maybe misunderstanding following the proposition of blank vote, I do not know but a very bad decision was taken », conclut-elle.