Reverra-t-on la paire Natacha Rigobert-Élodie Li Yuk lo sur les circuits internationaux de beach volley ? Une paire qui avait fait sensation en décrochant l’or aux derniers Jeux d’Afrique l’année dernière et la première place au cours du tournoi qualificatif pour les Jeux Olympiques de Londres. Actuellement à Maurice, la première nommée, qui a retrouvé les sensations du volley en salle jeudi, s’interroge sur son avenir au niveau du beach volley.
Tout porte à croire que Natacha Rigobert aura à trouver une nouvelle partenaire à partir de l’année prochaine. Selon ses dires, Élodie Li Yuk Lo est actuellement blessée et a signifié son intention de mettre un terme à sa carrière au niveau de cette discipline. « Rien n’est décidé, je réfléchis encore. L’avenir est en suspens, car il me faudra trouver une partenaire qui réponde aux attentes internationales si réellement Élodie abandonne la compétition. » Qui plus est, le fait d’évoluer au plus haut niveau requiert beaucoup de moyens financiers. « Nous avons souvent fait honneur au pays et c’est pourquoi nous attendons une aide subséquente des autorités et des firmes. Sinon, cela ne vaut pas la peine de continuer », argue-t-elle.
Reste que Natacha Rigobert ne veut pas jeter l’éponge aussi facilement. « Rio 2016, j’y pense certainement. Je suis ambitieuse, car je veux y aller et réaliser des résultats. Il faudra toutefois avoir l’encadrement nécessaire au cours de ces trois prochaines années. » Une façon selon elle de viser plus haut que l’Afrique. « Avec notre maîtrise technique, nous avons toutes les chances de continuer à régner au niveau du continent africain. Toutefois, il nous faudra continuer à maintenir cette avance. » Les conditions pour maintenir cet objectif selon elle seraient d’organiser des championnats à Maurice, de tenir des journées Open et d’initiation ou encore d’avoir encore plus d’espaces pour la pratique de cette discipline.
En attendant la concrétisation de ces projets, le porte-drapeau mauricien aux JO de Londres a retrouvé certaines sensations, notamment en foulant de nouveau le parquet du gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas jeudi. Une infrastructure où elle avait effectué ses premiers pas au niveau du Centre national de formation et où elle s’était graduellement épanouie avant son départ pour la France. C’était dans le cadre du quart de finale de l’AMVB Cup. Son équipe du Quatre Bornes VBC n’a certes pu passer le cap face au Curepipe Starlight, mais elle estime que le coup était jouable. « Nous avons perdu le match au deuxième set, car les filles avaient cette peur de gagner et ont manqué de confiance en leurs possibilités. Elles n’y ont pas cru jusqu’au bout. »
Reste qu’elle estime avoir vécu une expérience intéressante après seulement cinq séances d’entraînement. « Cela faisait drôle de retrouver de telles sensations. Il fallait se réhabituer et redécouvrir ses repères. D’autant que mon programme d’entraînement est actuellement axé sur la musculation. » Une façon d’oublier sa dernière sortie dans cette infrastructure en 2003, où Maurice s’était contentée de la médaille de bronze aux Jeux des îles. « Un mauvais souvenir », laisse-t-elle échapper. Les années ont certes passé, mais Natacha Rigobert, malgré l’incertitude, veut encore croire que le meilleur reste à venir.