Natacha Rigobert et Élodie Li Yuk Lo ne se trouvent plus qu’à un palier du rêve de toute leur vie. Cette qualification pour les Jeux Olympiques de Londres après laquelle les deux adeptes du beach volley courent depuis bientôt trois ans est en passe de se traduire une réalité. Il suffira d’un succès au tournoi qualificatif continental prévu au Rwanda à la fin du mois prochain pour que le rêve et l’aventure continuent.
À Maurice actuellement dans le cadre de matches exhibition face à des Brésiliennes tenus vendredi et dimanche dernier, Natacha Rigobert et Élodie Li Yuk Lo ne veulent en aucune façon penser à un scénario catastrophe dans la capitale rwandaise. « Nous avons donné une partie de notre vie pour cette qualification. Les Jeux Olympiques, nous méritons d’y participer. Nous nous sommes tellement investies sur tous les plans. »
Toutefois, elles gardent la tête bien sur les épaules, sachant que d’autres équipes sont tout aussi ambitieuses. « Il faudra se méfier des Algériennes qui sont très agressives. Les Sud-Africaines seront également à craindre, tandis que les Congolaises peuvent surprendre », affirment-elles.
Afin d’aborder cette échéance cruciale dans les toutes meilleures conditions, les deux joueuses mettront le cap sur la Chine la semaine prochaine. « Il nous faudra disputer trois tournois afin d’être éligibles pour les Jeux Olympiques. Par la suite, nous nous rendrons en France afin d’effectuer les derniers réglages », avancent-elles.
Il est à noter que les tournois en Chine seront très relevés, avec notamment la présence de sept paires brésiliennes, des Australiennes, des Anglaises, des Espagnoles, des Américaines et des Japonaises, entre autres. Une éventuelle bonne prestation leur permettra alors d’améliorer leur 41e rang mondial. Position qu’elles occupent avec 94 points à leur actif.
Si Natacha Rigobert et Élodie Li Yuk Lo veulent écrire l’histoire à leur façon avec cette qualification olympique, elles ont déjà crevé l’écran l’année dernière, notamment avec cette consécration aux Jeux d’Afrique au Mozambique qui leur a valu la palme de l’équipe de l’année lors de la Sports Award Gala Night. Une consécration qui leur a permis de croire davantage en leur étoile.
Depuis, elles ont axé leur préparation au niveau physique avec le Français Joël Alibert à Cannes, avant un stage de trois semaines en février dernier à Los Angeles. « Ce stage s’est révélé bénéfique, car l’entraîneur américain Scott Davenport nous a énormément conseillées, surtout au niveau des placements sur le terrain. De plus, nous avons pu évoluer face à des équipes américaines et canadiennes. Los Angeles, c’est définitivement le paradis du beach », s’extasient-elles. Par ailleurs, le support de l’entraîneur Thierry Long leur permettra d’évoluer à leur meilleur niveau le mois prochain.
En action sur le circuit européen l’année dernière, avec des participations aux tournois de Myslowice en Pologne, à Rome et à Gstaad en Suède et à Klagenfurt en Autriche, Natacha Rigobert et Élodie Li Yuk Lo demeurent conscientes des sacrifices encourus pour poursuivre leur carrière. L’aide du ministère de la Jeunesse et des Sports est loin d’être suffisante. D’où l’appel à des firmes privées pour les aider financièrment dans leur entreprise. Quoi qu’il en soit, les deux joueuses ont consenti à tant d’efforts et de sacrifices jusqu’ici que leur volonté surmontera tous les obstacles.