Le Conseil des Syndicats exhorte les partenaires sociaux afin qu’ils adhèrent au plus vite au Decent Work Country Programme (DWCP). Maurice a accusé du retard à la signature de ce programme du Bureau international du travail (BIT) visant à promouvoir le travail décent, dont le pays pourrait grandement en bénéficier, selon le président Toolsyraj Benydin.
Le Conseil des Syndicats, qui réunit les cinq confédérations syndicales (National Trade Union Congress — NTUC, le Mauritius Labour Congress — MLC, le Mauritius Trade Union Congress — MTUC, la Confederation of Free Trade Union — CFTU, et le Congress of Independent Trade Unions — CITU), veut que les partenaires sociaux — gouvernement, syndicats et employeurs — adoptent au plus vite les mesures de ce programme. Énumérant plusieurs avantages dans le cas d’une adhésion, Toolsyraj Benydin affirme que Maurice serait gagnante à plusieurs niveaux et profiterait par exemple de la création d’un centre de formation de haut niveau pour les syndicalistes et les officiers du BIT. « Si Maurice devient signataire, cela va mener vers le développement soutenable, ce qui est souhaitable dans le cadre du projet Maurice Ile Durable », souligne le président du Conseil des Syndicats. La visite d’un représentant du BIT dans ce contexte est attendue du 18 au 20 juillet, mais rien n’a été confirmé à ce stade.
Le Decent Work Country Programme (DWCP) constitue le principal cadre à travers lequel l’OIT fournit son soutien à l’élaboration et à la mise en oeuvre des politiques ainsi qu’au renforcement des capacités. Le DWCP repose sur trois principes : 1) tripartisme nécessitant des consultations à fréquence régulière avec les partenaires sociaux ; 2) gender equality, engageant la participation de représentants du gouvernement, des organisations féminines, des organisations patronales, des organisations des employés dans la préparation du DWCP ; et 3) support technique de l’OIT en vue de la mise en oeuvre du Quality Assurance Mechanism.
Ce programme a été lancé en 2010 à Maurice lors d’un séminaire tripartite sous la supervision de la consultante du BIT, Esther Hanoomanjee. À ce jour, deux confédérations — la Conférence des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP) et la Confédération  syndicale de gauche-Solidarité — ont déjà fait part de leur intention de ne pas signer le Decent Work Country Programme. Elles sont d’avis que la signature de ce document ne serait pas dans l’intérêt des travailleurs. Mais le ministre du Travail Shakeel Mohamed a annoncé récemment lors d’un atelier de travail qu’avec ou sans la signature des confédérations, tout sera mis en place en vue de l’adoption du DWCP.
Commentant le rapport de l’Audit pour l’exercice financier se terminant au 31 décembre 2011, le président du Conseil des Syndicats, Toolsyraj Benydin, réclame des mesures correctives de la part des décideurs et policy makers face au gaspillage des fonds publics. « Le rapport de l’Audit est un rapport accablant », souligne M. Benydin qui est d’avis que ceux trouvés coupables de ces gaspillages doivent être en mesure de rendre des comptes.