Le Deputy Solicitor General Rajesh Ramloll participant aux discussions

Une délégation mauricienne – composée du gouverneur de Banque centrale, Yandraduth Goolgoolye, du directeur général de l’ICAC, Navin Beekarry, et de Rajesh Ramloll, Deputy Solicitor General – revient d’une mission en Australie, où a eu lieu l’Australian Davos Connection. À cette occasion, des liens de coopération ont été établis pour mieux régulariser les services financiers, comprenant la “blockchain”.

Le sommet visait à montrer comment les entreprises s’étaient bien adaptées à la technologie “blockchain” et étaient organisées pour un partage d’idées parmi les investisseurs internationaux, les leaders du marché technologique, de hauts régulateurs internationaux ainsi que des chefs d’entreprise, et ce sur la manière dont ils développent leurs activités en utilisant la “blockchain”. Les discussions se sont aussi portées sur le positionnement rapide de la “blockchain” dans le monde des affaires en mettant l’accent sur les opportunités ainsi que les écueils dans tous les secteurs, y compris l’application de la loi contre la criminalité financière.

Pour sa part, Navin Beekarry a souligné qu’il était « crucial » que la “blockchain” devienne « un lieu où les criminels ne se sentent pas en sécurité ». C’est pourquoi les organismes d’application de la loi devraient, selon lui, « se tenir au courant de la technologie et faire pression pour la réglementer ». Un bon moyen d’y parvenir serait de recourir à un processus de partage d’informations public-privé pour échanger des détails sur les menaces liées à la cybersécurité afin de créer des solutions visant à rendre plus difficile la vie des entreprises illégales.

Les membres de la délégation mauricienne ont eu des réunions avec leurs homologues australiens. Le directeur général a ainsi rencontré la commission anti-corruption d’Adélaïde pour des échanges. Compte tenu du mandat commun des deux institutions, la réunion a permis d’établir des liens de travail et d’examiner les défis en matière de lutte contre la criminalité financière et d’éventuels domaines de coopération.