Elle croyait avoir enfin trouvé le bout du tunnel après avoir vécu longtemps comme squatter. Mais Marie-Ange Hypolite ne sait plus à quel saint se vouer depuis que le toit du voisin a cédé pendant la nuit de samedi dernier. De profondes fissures ont apparu chez elle et une partie du plafond s’est même détachée. Elle lance un appel à l’aide pour sa sécurité et celle de sa famille.
Elle a obtenu le contrat de la maison et du terrain en mars 2013. C’était la première fois que Marie-Ange Hypolite devenait propriétaire d’une maison. Mais la joie a été de courte durée. Cette retraitée vit avec sa famille dans une maison CHA à Bois-Marchand. Elle a été réveillée pendant la nuit samedi dernier par un bruit assourdissant. « On est sorti pour voir ce qui se passait et c’est là qu’on a vu qu’une partie du toit de la maison jumelée à la nôtre avait cédé. » D’habitude, un homme dort dans cette pièce, mais ce soir-là, il n’était pas là.
Deux heures plus tard, l’autre partie du toit du voisin devait aussi céder, relate Marie-Ange Hypolite, encore traumatisée par l’événement. Le plus grave est que de profondes fissures avaient apparu chez elle et une partie du plafond de la chambre où dorment sa fille et sa petite fille s’était détachée. La sexagénaire craint pour la sécurité de sa famille, mais elle ne sait où aller. « J’ai dépensé tout mon argent pour acheter la maison, le terrain et entreprendre des démarches pour obtenir mon contrat. Où vais-je trouver de l’argent pour refaire un toit ? » dit-elle.
Elle lance un appel de détresse aux autorités et aux bienfaiteurs qui voudraient bien l’aider à sécuriser sa maison. « J’ai vécu comme squatter pendant des années. Tous mes enfants ont collaboré pour que nous puissions acheter cette maison. Je croyais avoir enfin trouvé un coin pour dormir tranquille et profiter de l’eau, de la lumière… Je m’étais dit que nous allions améliorer la maison petit à petit, mais là, c’est tout le toit qu’il faut refaire et nous n’avons plus d’argent. »
Marie-Ange Hypolite, qui est d’origine rodriguaise, n’a jamais eu l’occasion de retourner dans l’île depuis qu’elle l’a quittée il y a 38 ans. « La priorité était d’économiser pour acheter une maison. Maintenant que c’était fait, je croyais que j’allais pouvoir économiser pour me payer un voyage, mais nous voilà retournés à zéro », confie-t-elle, le coeur lourd. « Je fais un appel pour nous aider à trouver une solution. Le soir je n’arrive pas à dormir. Je pense surtout à cet enfant qui dort dans cette pièce. Nous ne sommes pas en sécurité, mais nous n’avons d’autre endroit où aller. »