C’est sans conteste la bourde de l’année 2014. En effet, le Final Award du tribunal d’arbitrage, mis en place par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et la Confédération Africaine de Football (CAF) pour trouver une solution dans le litige qui opposait le groupe mené par Samir Sobha et celui d’Anwar Elahee pour l’organisation de l’assemblée générale élective du 11 octobre 2013. Le groupe Elahee avait effectivement contesté l’organisation de cette élection sur la base d’une série de «breaches of the rules» de la part de l’organisateur de cette assemblée, alors mené par l’ex acting secretary, Pathak Ballgobin.
D’abord, il faut préciser que le bien-fondé du Tribunal présidé par Ivan Collendavelloo, assisté de Ravi Yerrigadoo et Jaykar Gujadhur est actuellement contesté devant la Cour suprême de Maurice. Un verdict était attendu pour lundi dernier, mais l’absence d’un des deux juges sur cette affaire a repoussé, une première fois pour le 22 janvier dernier pour être ensuite repoussé une nouvelle fois pour le mois  prochain. Pour être encore plus clair dans cette affaire, le tribunal a commencé son travail alors qu’il n’avait plus le droit légal — selon les lois — d’aller de l’avant du fait que son temps avait été écoulé.
Reste que l’award n’est en fait qu’une farce puisque le tribunal a donné la nette impression d’avoir jugé cette affaire avec un seul regard dans un seul but: permettre à Samir Sobha de rester au pouvoir. En fait, le tribunal a tout simplement repoussé d’un revers de main toutes les contestations émises par le groupe Elahee. Pire le ou les rédacteurs de l’Award sont allés jusqu’à dire  que Pathak Ballgobin aurait même bien fait son travail, y compris la décision de tenir une réunion à 15h «to resolve on the holding of an election » alors que l’assemblée devait se tenir à 16h.  
Il y a eu encore mieux, notamment dans le cas de Bose Soonarane qui avait produit des documents à l’effet que son nom a été retiré comme représentant du USBBRH. L’opinion du tribunal sur ce cas est encore ahurissante puisque son rédacteur a trouvé moyen de dire que «However, even if there may have been an irregularity (and the Tribunal is not satisfied that there was such an irregularity), such an irregularity could not have vitiated the result of the elections in view of the wide margin by which the members were elected.» Ce fut un peu comme une sorcière qui regardait dans sa boule de crystal pour prédire l’avenir.
En clair, tout laisse à penser que comme chez un tailleur, le coat was cut according to the cloth pour ‘fit’ sur Samir Sobha. La suite des événements dépendra sans doute sur ce que dira la justice mauricienne dans les semaines à venir.