Dans le cadre du prochain exercice budgétaire, le Congress of Independent Trade Unions (CITU) demande au ministre des Finances de consacrer une somme spécifique aux jeunes, « qui représentent la relève de demain ». Ces derniers, regrette Suraj Ray, le président de la CITU, « sont aujourd’hui perdus concernant les perspectives d’emplois ». S’agissant des enfants autrement capables ou sujets à des difficultés d’apprentissage, il propose, sur une base pilote, une classe dotée d’un programme spécial avec un enseignant spécialisé, dans chaque région.
« Notre demande est basée sur la perspective d’une société inclusive et égalitaire. Nous demandons au ministre des Finances de placer les jeunes au centre de son Budget. Ceux-ci sont aujourd’hui perdus. Il n’existe pas de programme bien établi au sein du gouvernement pour les encadrer. Il faut donc allouer un budget spécifique à leur égard. Un bureau pourrait accueillir ceux âgés de 16 à 30 ans pour leur indiquer les diverses facilités et programmes disponibles. Beaucoup de jeunes ne savent pas à quelle porte frapper après leur scolarité secondaire. » Suraj Ray pense, d’autre part, aux jeunes victimes de pauvreté et qui sont souvent disqualifiés dès le départ, faute d’outils adéquats. « Ce sont les jeunes issus de milieux les plus vulnérables qui sont pénalisés. Ils n’ont pas les outils nécessaires, comme l’Internet, pour faire des démarches. Ces jeunes sont pénalisés alors qu’ils auraient pu bien faire si on leur ouvrait les portes. »
S’agissant des enfants handicapés et ceux ayant des problèmes d’apprentissage, Suraj Ray souligne qu’« en nous concentrant sur le côté académique, nous n’adoptons pas d’approche humaine, car chaque individu est un être distinct ». Le CITU propose, sur une base pilote, une classe spéciale avec un enseignant spécialisé dans chaque région. « On ne peut avoir de progrès dans le pays si l’on n’a pas de politique d’inclusion. Les jeunes et l’inclusion sont deux éléments clés à considérer pour le développement durable. »