Implanté sur un grand terrain jouxtant les complexes résidentiels de la National Housing Development Company (NHDC), à Camp Levieux, Rose-Hill, le Soroptimist Day Care Centre For The Elderly est un bâtiment moderne qui abrite un centre du jour pour les personnes âgées. Cette structure a toute son importance eu égard au problème du vieillissement de la population à Maurice.
Au Soroptimist Day Care Centre For The Elderly, tout est mis en oeuvre pour que ses bénéficiaires puissent passer une agréable journée dans la bonne humeur et la détente. En outre, les petits-déjeuners, déjeuners et goûters leur sont offerts par la maison, financés par un programme Corporate Social Responsibility (CSR).
Pour Jane Valls, de Soroptimist : « C’est grâce à la débrouillardise de nos adhérentes, qui ne se sont épargné aucune peine pour organiser des levées de fonds, que nous avons finalement réussi à réaliser ce projet car celui-ci a nécessité de gros moyens de financement, environ Rs 4 millions. »
Brin d’histoire… En 1987, ayant pris conscience du vieillissement de la population à Maurice, ladite association décide d’oeuvrer à la création d’un centre de ce type afin de se mettre au pas des besoins actuels de notre société vieillissante. La route vers cette réalisation sera toutefois longue et pleine de difficultés. La première étape sera franchie en 1995 quand l’association obtient du gouvernement un bail sur un terrain à Camp-Levieux, pour une période de 30 ans moyennant un loyer symbolique. En 2000, a eu lieu la pose de la première pierre du bâtiment qui y sera construit. Par la suite, la construction s’étendra sur plusieurs années jusqu’en janvier 2007 où le centre ouvrira ses portes pour accueillir ses premiers bénéficiaires.
Aujourd’hui, le conseil d’administration du centre comprend des adhérentes de Soroptimist aussi bien que des représentants du ministère de la Sécurité Sociale et ceux du conseil municipal de Beau-Bassin/Rose-Hill. Par ailleurs, compte tenu du charisme philanthropique du centre, ceux qui veulent y être admis en tant que bénéficiaires doivent satisfaire deux critères : toucher une faible allocation mensuelle et vivre seul. Toutefois, des exceptions existent.
Le centre est sous la responsabilité de Liliane Marcello, secondée dans sa tâche par une équipe de quatre employés. La « responsable » a quotidiennement plusieurs tâches spécifiques à y accomplir dans le but d’y créer une atmosphère conviviale pour tous les bénéficiaires. En voici quelques-unes : mettre en place les activités récréatives habituelles pour meubler la journée des bénéficiaires ; choisir le menu du jour et donner les directives à ses seconds pour la préparation des différents repas car tous les repas sont préparés sur place ; tenir une fiche individuelle de chaque bénéficiaire en vue d’établir une relation de proximité ; tenir un livre de présence au quotidien car tous les bénéficiaires n’y sont pas présents tous les jours.
Opérationnel du lundi au vendredi de 9 h à 15 h, le centre peut accueillir un nombre maximal de 45 bénéficiaires ; actuellement, il est fréquenté par une quarantaine d’individus, appartenant à différentes tranches d’âge allant de 69 ans à 86 ans. Ils viennent entre autres de Trèfles, Stanley, Mont Roches.
Lors de notre visite au centre, nous avons également eu l’occasion de rencontrer les bénéficiaires pour un brin de causette et, ce qui nous a frappés, c’est la grande disparité entre le nombre de femmes et celui des hommes. Sur une trentaine de bénéficiaires présents, il n’y a que quatre hommes ! Nous en faisons part à Liliane Marcello qui nous répond : « Nous sommes conscients du fait que les femmes viennent ici plus facilement que les hommes, mais, nous n’y pouvons rien. Toutefois, je tiens à souligner que toute personne âgée, homme ou femme, qui répond à nos critères, peut s’inscrire au centre. »
Tous les matins, assis dans la grande salle, les bénéficiaires prennent connaissance de l’actualité du jour en écoutant la lecture de quelques articles de presse, lecture délivrée à haute voix par l’un des employés. Ensuite, selon leur gré, ils peuvent s’adonner entre autres aux activités suivantes : (1) des jeux questions-réponses, animés par la responsable, histoire de permettre aux bénéficiaires de faire travailler leur mémoire, un exercice utile pour se prémunir, par exemple, contre la maladie d’Alzheimer ; (2) des parties de domino ou de cartes ; (3) des séances d’exercice physique pour garder la forme ; (4) danser sur des airs de l’époque d’antan.
Témoignage d’Andréa Bell, 86 ans, la doyenne des bénéficiaires : « Je viens à ce centre régulièrement depuis sa création en 2007 et je peux dire, qu’ici, tout est correct. »
Le centre organisera une journée portes ouvertes le 10 novembre prochain ; ce jour-là, on y mettra en vente quelques objets artisanaux de fabrication locale et, cela, en vue d’y récolter des fonds pour sa bonne marche.