Parmi les candidats qui vont prendre part aux examens de School Certificate et Higher School Certificate le jeudi 7 novembre, un bon nombre d’entre eux voteront pour la première fois. En effet, âgés de 18 ans, ces collégiens accompliront leur devoir civique ce jour-là à un moment crucial dans leur parcours académique.

Quatre matières seront au calendrier pour les candidats du HSC et deux pour ceux de SC. Les collégiens qui prendront part aux premières épreuves dans la matinée (à partir de 8h) se rendront dans les centres de vote où ils sont inscrits dans l’après-midi. Ce sera le cas pour Ashwan, du collège du Saint-Esprit et candidat au HSC. Ce jeune électeur de la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes sera dans la salle d’examen à 8h, où il passera les épreuves de Computer Science.

« J’irai voter dans l’après-midi en compagnie de mon père. Ce sera une expérience intéressante qui va marquer mon entrée pleinement dans le monde adulte. Je tiens à voter, c’est un devoir civique. Mais je stresse un peu car j’appréhende la tenue des élections un jour d’examens pour les collégiens. Je ne suis pas d’accord avec cette décision. C’est perturbant », confie Ashwan.  Si certains de ses amis du même âge, dit-il, ont décidé de ne pas se rendre aux urnes, « c’est parce qu’ils n’ont pas encore compris les enjeux politiques. » Pour sa part, il sait déjà à qui il fera confiance pour gouverner le pays, « œuvrer pour le développement et combattre la drogue. » Malgré les révisions, il a pu, dit-il, accorder une attention à la politique locale.

Élève dans un collège d’État du Nord et électrice au N°5, Shenaz ne sera pas en salle d’examen le jour des élections, mais le lendemain, jour de dépouillement. Toutefois, elle est aussi d’avis que le choix du 7 novembre pour la tenue des législatives n’est pas approprié. « La campagne est soudaine. Nous sommes en période de révisions et c’est un moment crucial pour mon avenir. Pour ce qui est de celui du pays, j’attendrai la fin de la campagne et je verrai les débats pour décider pour qui je vais voter. Je ne vais pas consulter mes parents. Nous ne sommes pas de la même génération et nos opinions divergent », dit-elle. Le 8 novembre, à l’heure du dépouillement, à la mi-journée, Shenaz, candidate dans la filière des sciences, aura la tête penchée sur son questionnaire. « Je ne pourrai pas suivre l’évolution des résultats. C’est dommage. Je suis certaine que era l’effervescence dans les parages du collège. Et j’espère que rien de tout cela ne perturbera la tenue des examens », ajoute-t-elle.

Une responsabilité

De son côté, Sarah, qui, elle, ira voter le jeudi 7 novembre après un passage en salle d’examen, a focalisé toute son attention sur ses études et n’a accordé aucun intérêt à la campagne électorale. « J’espère que tout se passera dans le calme, car je crains fort que les élections ne dérangent les candidats dans leur concentration. » La jeune électrice de la circonscription Pamplemousses/Triolet accomplira son devoir civique « parce que c’est une responsabilité », dit-elle, mais concède qu’elle « ne sait pas comment voter.  Avant de se rendre au centre de vote de sa localité, elle consultera le programme des principaux blocs et soutiendra celui « dont les projets économiques seront plus déterminants dans la réduction de la dette publique », affirme Sarah.

Pour sa part, Eshika, candidate au School Certificate et élève au collège Hamilton de Mahébourg, rentrera directement chez elle à Grand Bel-Air après le questionnaire de Business Studies à 9h30. Ses parents l’accompagneront alors à l’école primaire de sa région où elle votera. Eshika, qui en est à sa deuxième participation aux examens de SC, se dit confiante quant au déroulement des épreuves dans le calme. Et même si c’est avec un sentiment de fierté qu’elle ira voter, elle concède qu’elle ne s’est pas intéressée à la chose politique et qu’elle demandera conseil à ses parents.