Las d’attendre une rencontre réclamée depuis plusieurs mois au ministère de la Santé, les membres de la Canteen Operators’ Union (COU) se réuniront  ce mercredi, avec pour objectif de permettre aux responsables de cantines scolaires de diversifier les aliments proposés aux élèves. « La liste des 16 produits autorisés à la vente par le ministère de la Santé est jugée trop restreinte par les cantiniers, qui peinent à gagner leur pain avec », soutient le président de la COU, Bernard Betsy. Afin d’éviter à bon nombre de cantiniers de mettre la clé sous la porte, les membres de la COU souhaitent se serrer les coudes et échanger les bonnes idées qui font que certains d’entre eux arrivent encore à garder la tête hors de l’eau.
« Malgré les nombreuses sollicitations envoyées au ministère de la Santé, pour que celui-ci se penche sur le cas des cantiniers et sur d’autres problèmes auxquels ils doivent faire face, notamment au niveau des infrastructures, les autorités font la sourde oreille », explique Bernard Betsy. Ce dernier soutient que plusieurs courriers expédiés au ministère de la Santé pour obtenir un rendez-vous sont restés sans réponse. « Or, plus les mois passent, plus cela devient difficile de travailler dans les écoles. Certains ont même dû fermer leurs business car les ventes ont radicalement baissé depuis l’imposition de la liste de 16 produits autorisés à la vente dans les cantines scolaires », dit le président de la COU. Parallèlement, déplore-t-il, les inspections sanitaires pleuvent. « Les contrôles inopinés se font presque quotidiennement », dit Bernard Betsy, ajoutant que « cela constitue une injustice car il y a un flou total sur les produits autorisés ».