Photo d'illustration

Le syndicat dénonce également une « faute grave » d’une proche de Lakwizinn non sanctionnée.

Le nouveau comité exécutif de la Port Louis Harbour and Docks Workers Union (PLHDWU) dénonce l’attitude de la direction de la Cargo Handling Company Ltd (CHCL), qui ferait la sourde oreille à ses demandes. Il demande ainsi au Premier ministre d’agir. Le syndicat réclame en outre la suspension du directeur des ressources humaines et le gel de l’exercice de promotion en cours. Des correspondances ont été envoyées au Deputy Permanent Secretary du ministère des Communications extérieures ainsi qu’au chairman de la CHCL pour une prise de position urgente.

Frédéric Solamalay, président de la PLHDWU, rappelle que la direction de la CHCL avait déjà été blâmée dans un rapport de la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM) pour ses manquements. La compagnie avait à l’époque privilégié des négociations avec la Port-Louis Maritime Employees Association (PLMEA), alors que celle-ci n’avait pas encore obtenu la “sole recognition” pour discuter des conditions et salaires au nom de tous les employés. Le rapport dit entre autres : « CHCL was engaged in unfair labour practice and has failed to carry out good faith bargaining when it decided to exclude from the bargaining process the other trade unions which had negotiating rights and instead negotiated and signed a collective agreement with only the Port Louis Maritime Employees Association which did not have sole recognition at that time. »

Or, soutient Frédéric Solamalay, cet accord signé en 2014, a causé de « graves préjudices » à plusieurs employés et les anomalies n’ont toujours pas été corrigées en dépit de plusieurs actions syndicales en ce sens. Plusieurs cas découlant de cette situation sont toujours en suspens à l’Employment Relations Tribunal. Le président du PLHDWU déplore que la direction de la CHCL soit allée de l’avant avec un deuxième exercice de promotion en 2016, malgré la situation. Et ce en dépit du fait que le rapport de la CCM faisait ressortir : « The criteria for promotion was not transparent enough and that the new promotional route agreed between CHCL and PLMEA created conditions for abuse by CHCL which could easily favour some workers, by transferring them in department where it would be easier for management to promote any worker of its choice. The new promotion policy in some cases, discriminated against employees, who are members of other unions. »

Pour ces raisons, le syndicat réclame la suspension du directeur des ressources humaines, estimant qu’il a « fait fi du rapport de la CCM et de ses recommandations ». Pour Frédéric Solamalay, la direction de la CHCL doit assumer ses responsabilités envers les employés qui ont été pénalisés. « Si CHCL pa pe pran an konsiderasion rapor CCM, dimin zot pou fer parey ek zizman ERT. Nou blame osi le minis Callichurn parski li pa finn kapav met lord. »

Par ailleurs, la PLHDWU a également attiré l’attention sur ce qu’elle considère comme un cas d’irrégularité au département informatique de la CHCL. « Une pénalité de Rs 17 millions a été payée à une compagnie étrangère pour la gestion du système informatique de la CHCL, et ce suite à une faute grave commise par une responsable. Cette affaire n’a pas fait l’objet d’enquête ni de sanction car l’employée en question serait une proche parente d’un membre influent de Lakwizinn. »