Leur refus d’apposer leurs empreintes biométriques sur la nouvelle carte d’identité nationale perdure. Les membres de la plate-forme Say no to biometric data on ID card mènent leur bataille contre l’État et n’acceptent nullement que leurs empreintes soient prises pour la carte d’identité nationale obligatoire pour tous les citoyens mauriciens. Dans un communiqué, la plate-forme croit que “les citoyens devraient avoir la possibilité de refuser de donner leurs données biométriques à l’État parce qu’ils estiment cela dangereux.” Ce mouvement de contestation indique être passé à l’étape supérieure et “interpelle les parlementaires pour les inviter à se situer devant tant de contradictions.” Selon la plate-forme, il existe une dérogation pour une catégorie de personnes dont les empreintes ne sont pas nécessaires. De ce fait, leur demande est de bénéficier de cette dérogation et de ne pas être forcés de soumettre les empreintes biométriques. “Les citoyens devraient avoir le droit de choisir lorsqu’il s’agit de protéger leur sécurité. C’est une demande tout à fait raisonnable et réfléchie”, dit-elle.
Par ailleurs, il ressort que la députée Danielle Selvon donne son coup de main à cette plate-forme en vue d’éclaircir la situation à travers ses interpellations sur le sujet à l’Assemblée nationale. “Nous espérons que ces questions rassembleront les parlementaires qui trouvent dangereux qu’un tel projet soit imposé à toute la population sans qu’il y ait une option pour ceux et celles qui vivent l’exercice d’aller faire scanner et stocker leurs données biométriques, même momentanément, comme une atteinte à leur sécurité”, écrit la plate-forme dans son communiqué.
Le Dr Rajah Madhewoo est également de la partie. Après avoir essuyé un revers au Privy Council en dépensant Rs 1,5 millions, l’État lui réclame maintenant Rs 1,9 millions pour les dépenses encourues. Par ailleurs, Rezistans ek Alternativ s’oppose toujours à la carte biométrique qui est une “carte liberticide” violant les droits de l’individu. Le parti politique a demandé une garantie écrite de l’État qu’aucune donnée ne sera divulguée et que tout individu ne possédant pas la carte ne sera lésé de ses droits.
Le ministre des TIC, Yogida Sawmynaden, est revenu sur la date butoir de retirer sa carte d’identité nationale au 31 mars. Constatant que les deux centres sont pleins tous les jours et que les officiers du Mauritius National Identity Card (MNIC) travaillent sans relâche, la décision d’étendre cette date au 30 avril a été décidée. Selon lui, cette décision permettra à tous ceux qui n’ont pas leur carte d’aller en faire la demande ou la conversion à leur aise.