Les cinq dromadaires arrivés à Safari Adventures de Casela World of Adventures, à Cascavelle, il y a six mois, seront bientôt prêts pour la monte. Entreprendre un safari à dos de dromadaire sera une toute nouvelle activité qui devrait venir s’ajouter à la panoplie qu’offre déjà ce lieu de loisirs et de rencontres avec des animaux en tous genres, début décembre.
Ces jours-ci, les dresseurs, anciens palefreniers, poursuivent le dressage des animaux, relativement doux, selon le directeur et propriétaire de Safari Adventures, Graëme Bristow. « Ils sont dressés un à un pour bien comprendre les directives et ne soient pas embrouillés », soutient notre interlocuteur. Il est, néanmoins important, poursuit-il, de suivre leur rythme et de ne pas les bousculer. Le dressage se fait durant six heures quotidiennement. Il commence à 9 heures et se termine à 16 heures avec quelques pauses pour les animaux.
Un manège est aussi en construction à quelque 150 mètres de l’enclos des girafes. « Ici, le promeneur se familiarisera avec l’activité avant d’aller pour une plus longue balade qui durera entre 30 et 45 minutes. Ceux qui ne souhaitent pas poursuivre auront l’occasion de l’expérimenter à l’intérieur en faisant quelques tours de manège ».
Avec cette nouvelle activité, le visiteur aura le choix de faire un safari en bus, à dos de cheval ou de dromadaire. Il pourra voir des Impalas, des kudus, des zèbres, des autruches parmi d’autres animaux. Trois dromadaires, dont un mâle comme meneur, participeront aux longues balades. « Ils seront attachés l’un à l’autre et avanceront comme une caravane », souligne Graëme Bristow en indiquant qu’ils porteront chacun deux personnes. « La selle du dromadaire comporte deux places. Celle de derrière est la plus confortable ». Les plus aventureux opteront peut-être pour la place avant. « It can be a little frightening when the dromadary leans forward », indique M. Bristow. L’on a l’impression de tomber, ajoute-t-il, en précisant, toutefois, que ce n’est pas dangereux puisqu’« on est bien sellé, le promeneur porte aussi un casque de sécurité et il y a un guide qui dirige l’animal. Donc le promeneur n’est pas seul ».
Petite démonstration de l’avancement du dressage. « Dok dok dok ». L’animal répond à ce langage. Il s’assoit en pliant les pattes, il se pose sur son ventre, dont une partie est plate pour maintenir son équilibre. « It is called the balance flat », indique notre interlocuteur. Le manager de Safari Adventures, Ben Bristow, grimpe sur l’un d’eux, déjà sellé. « Dek dek dek ». L’animal se relève. « C’est le langage utilisé au Kenya pour leur parler », souligne Graëme Bristow qui rappelle que les dromadaires sont arrivés par bateau de ce pays. Ils ont entre quatre et six ans. Ces animaux peuvent vivre jusqu’à 24 ans, indique notre interlocuteur. Selon lui, plus ils vieillissent, plus il est facile de les dresser. « Lorsqu’ils sont trop jeunes, c’est plus difficile, ils sont comme des enfants, ils vont dans toutes les directions ». Pour le récompenser, le guide lui offre les fruits du Bois noir. « C’est comme du chocolat pour lui », dit Graëme Bristow. Dirigés par un guide, les deux avancent majestueusement dans le safari.