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Magouilles en série. Non, ce n’est pas le titre d’un feuilleton ou d’un sitcom populaire. C’est ce qui se passe au sein des casinos avec le dernier scandale en date qui remonte à quelques jours. Les faits sont les suivants : à une heure du matin le 26 mai, un gros client a échangé au casino du Domaine les Pailles des gains totalisant Rs 350 000 en trois tranches afin d’échapper au fisc et ce, en infraction des règlements de la Gambling Regulatory Authority et de la Mauritius Revenue Authority.

Cette affaire n’aurait pas pu se dérouler sans une complicité interne. C’est ce qu’ont établi les premiers éléments d’un enquête menée par l’Independent Commission against Corruption et les soupçons s’orientent vers deux personnes qui étaient les protégées de celle qui exerçait comme Officer in Charge, un caissier et un Cage Controller. Un de ces derniers avait déjà été mentionné dans une autre affaire, celle du chèque de Rs 400 000 qui avait tardé à être crédité au compte des casinos et qui avait été déposé en faveur de l’ancienne OIC.

Des détails précis de cette affaire ayant été portés à l’attention de l’I CAC, de la GRA et de la MRA, c’est avec une certaine impatience que les employés attendent un dénouement dans cette affaire, d’autant que l’impliqué a de très bonnes connexions en haut lieu. Ils attendent ainsi de voir s’il y aura des sanctions suivant les premiers éléments des enquêtes.

Sous étroite surveillance 

Une autre proche du régime est également sous étroite surveillance de la part de ses collègues. Elle aurait contracté un emprunt avec l’appui de sa hiérarchie pour se construire un logement, mais c’est finalement pour l’achat d’une voiture que l’emprunt à été utilisé. Ils se demandent si cette banque respecte les directives de la Banque de Maurice d’assurer le suivi de ses prêts, surtout s’ils sont détournés à d’autres fins.

Autre cas qui fait jaser, celui d’une employée qui a décidé subitement de mettre fin à son congé sans solde. À peine sa lettre envoyée à l’administration qu’une réponse positive lui a été adressée. Non seulement elle réintègre rapidement son poste mais, avec la complicité de ses soutiens, elle a demandé et obtenu d’être affectée à ce que les employés des casinos appellent le « reposoir » de la Blue Tower à Ébène, qui sert de quartier général de la State Investment Corporation.

Le dernier cas dont parlent les salariés est celui de cette croupière qui a copieusement insulté deux managers à Grand-Baie et qui n’aurait été l’objet d’aucun rapport à la hiérarchie. Ses supérieurs ont dû avoir peur des propos qu’elle a tenus selon lesquels elle a un proche parent bien placé à la SIC.