Le Request For Proposal (RFP) pour la centrale photovoltaïque du Central Electricity Board (CEB) a été bouclé vendredi dernier. Même si le nombre d’offres reçu  à ce jour n’a pas encore été révélé officiellement, il semblerait que ce projet a suscité un grand intérêt de la part des fournisseurs. Il reste à savoir qui va financer cette centrale d’une capacité de 10 Megawatts (Mw). Il n’est pas exclu non plus qu’un partenariat soit mis en place.
Pour minimiser l’impact du prix de l’huile lourde sur la production de l’électricité et pour promouvoir les énergies renouvelables, le CEB a élaboré plusieurs projets. Le premier étant la mise en place d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 Mw. Il est prévu que ce projet soit opérationnel vers la fin de 2014. Mais à ce jour, on ne sait si le CEB va financer entièrement ce parc photovoltaïque qui se chiffre à plusieurs millions. Le cas échéant, un partenariat pourrait être envisagé.
Dans le même sillage, un parc éolien est prévu à Curepipe Point en août 2014. L’accord dans ce sens a déjà été signé avec le promoteur. La capacité de production est de 29,4 Mw. Au début de l’année prochaine, une mini-centrale hydroélectrique sera aménagé au Midlands Dam, avec une capacité de production de 350 Kw. D’autres sites seront par la suite identifiés pour des projets similaires.
En attendant, pour atteindre les 100 Mw supplémentaires nécessaires d’ici 2015, le CEB a mis au point un plan de restructuration de la vieille centrale St Louis. Les anciens moteurs Pielstick seront remplacés par quatre nouveaux moteurs d’une capacité de 15 Mw chacun. Toutefois, aucune date n’a été avancée pour la concrétisation de ce projet.
Il faut savoir de depuis ces cinq dernières années, la demande en électricité a augmenté de 3,2 %, passant de 367 Mw en 2007 à 430 Mw en 2012. Même si la production d’électricité a également progressé de 2,6 % durant cette période, la situation risque de se compliquer vers 2014. Déjà un « peak » de consommation de 430 Mw a été enregistré en février de cette année.
À ce jour, le secteur commercial demeure le plus gros consommateur d’électricité, soit 36 % de la demande. Le secteur résidentiel suit avec 32 %, devant le secteur industriel, 30 %. Environ 2 % de la demande va à des activités diverses.