Le centre de loisirs KiddiKids accueille depuis mars à Quatre-Bornes des jeunes âgés de trois ans et demi à 12 ans. Placé sous la houlette de Medha Gujadhur et de Venita Somi, il propose des activités comme le yoga, le golf et la natation pour le plus grand plaisir des tout-petits mais aussi des parents qui ne savent pas toujours comment les occuper après l’école…
Imaginons un endroit où un enfant pourrait se poser, prendre le temps de décompresser et épouser une nouvelle dynamique loin de la pédagogie copier-coller. Il ne s’agit pas d’une école mais plutôt d’un centre de loisirs. Et c’est ce que propose Medha Gujadhur aux tout-petits avec KiddiKids à Quatre-Bornes.
« J’ai constaté qu’il n’y avait pas grand-chose pour les enfants après les heures de classe. De plus, les parents ne savent pas souvent comment les occuper, alors ils passent leur temps devant la télévision. Zéro créativité donc et ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour leur épanouissement. »
Pour créer KiddiKids, Medha Gujadhur s’inspire des activity centres présents en Angleterre où elle a vécu avant de s’installer à Maurice. Croyant en son projet, elle décide de quitter son poste de microbiologiste à Apollo Bramwell et s’associe avec Venita Somi. Le « premier » centre de loisirs à Maurice voit ainsi le jour en mars, rue Odette Ernest à Quatre-Bornes.
KiddiKids vise à faciliter la tâche aux parents après l’école en proposant des activités aux enfants. « La vie parentale de nos jours suit une routine. Les parents travaillent jusqu’à 18 heures et n’ont pas le temps de véhiculer les enfants à droite, à gauche. Résultat : c’est le samedi qu’on conduit le petit au cours de karaté, de musique… », explique Medha Gujadhur.
Avec ce centre de loisirs l’on tend peut-être vers le enhancement du enhancement programme. KiddiKids ne se limite toutefois pas qu’à un marché niche. « Nous proposons des forfaits de Rs 2 000 par mois à monter. C’est un service plutôt abordable ! » soutient la directrice. À Rs 2 000, l’enfant a ainsi droit à trois activités par semaine : arts, yoga et self defense (ou musique/tir à l’arc). À Rs 5 000, le e all-inclusive package, lui, propose des loisirs comme le golf, l’équitation, la natation, l’arts and craft, le yoga, des cours de danse, la homework assistance et l’accès illimité aux jeux intérieurs et à l’animation-quiz. D’autres packages sont également disponibles.
KiddiKids accueille les enfants de trois ans et demi à 12 ans. Le centre de loisirs se veut le « tout sous un seul toit » de l’extra-scolaire. Il offre en supplément le casse-croûte et un service de transport. S’il est vrai que des normes ne sont pas établies pour ce type de centre, Medha Gujadhur et Venita Somi ont tenu à mettre la barre haut. KiddiKids joue ainsi la carte du professionnalisme à plusieurs niveaux. « Le bâtiment est child-friendly. Nous avons également ajouté une matière absorbante au plancher. Nous voulons que l’enfant se sente dans un endroit confortable », ajoute la directrice. « L’immeuble est entièrement assuré. »
Contrer le bullying
Quid des surveillantes ? Et du bullying ? Autant de questions que pourraient se poser des parents. « Nos cinq instructrices sont toutes qualifiées et bilingues. Nous accueillons des french speakers et des english speakers. Le ratio adulte-enfants est de 1 : 6 et nous nous évertuerons à le maintenir. S’agissant du bullying, nous ne mélangeons pas tous les enfants. Les trois ans et demi à six ans forment un groupe. Et les six ans à monter, un autre », explique Medha Gujadhur « Nous aurons aussi un psychologue pour enfants qui passera au centre de temps en temps. Nous comptons embaucher un consultant en Health and Safety. »
KiddiKids mise sur une initiation de qualité en retenant les services de plusieurs « pointures » comme Sameer Moos. Cet enseignant d’éducation physique au St Andrew’s College, qui termine son diplôme cette année, est un ancien champion de Maurice de demi-fond et possède plus de 13 ans d’experience. « Pour les petits, l’introduction aux jeux de ballon, par exemple, se fait en douceur… Ils peuvent ainsi s’habituer à évoluer en équipe. Le sport, c’est aussi la discipline », explique-t-il.
Sameer Moos soutient qu’« offrir la possibilité aux enfants de commencer l’éducation physique (PE) tôt permet de combler le fossé qui existe entre le primaire et le secondaire. Souvent on remarque que les élèves de Form 1 sont complètement dépaysés lors des premières classes de PE. KiddiKids leur donne la possibilité de faire du sport avant le college. Chose que ne fait pas toujours l’éducation primaire, ou pas de façon totalement efficace. »
Barlen Marday, qui compte plus de 21 ans en arts martiaux, fait également partie de ceux qui travaillent à KiddiKids. Il offre depuis six ans des cours d’initiation dans les écoles maternelles. Il est d’ailleurs ceinture noire et troisième dan en karate shotokan, taekwondo et détient plusieurs titres nationaux.
Avec cette équipe de professionnels, Medha Gujadhur ne laisse rien au hasard. La directrice compte « ouvrir ce genre de centre de loisirs aux quatre coins du pays ». KiddiKids est ouvert de 14 h à 19 h pendant les jours d’école et de 9 h à 18 h pendant les vacances.