Le conseil des ministres a approuvé hier sa Contribution prévue déterminée au niveau national (INDC – Intended Nationally Determined Contributions). Ce document décline les efforts que Maurice envisage de mettre en oeuvre dans le cadre de la lutte contre le dérèglement climatique en marge de sa participation à la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements climatiques (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.
« C’est avec un très grand plaisir que je vous annonce que la INDC ou Contribution prévue déterminée au niveau national (voir encadré) pour la République de Maurice a obtenu l’approbation du Conseil des ministres ce matin (hier, NdlR), soit bien avant la date butoir du 1er octobre 2015 ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Environnement et des Urgences en cas de catastrophes naturelles, Raj Dayal, lors d’une conférence de presse vendredi après-midi à son bureau, en présence de l’ambassadeur de France à Maurice, Laurent Garnier et du Senior Chief Executive de son ministère, Grish Gunesh, entre autres.
Raj Dayal a ajouté que l’élaboration de ce document a été faite dans une approche participative de quelque 80 sessions de travail impliquant plus de 70 institutions du secteur privé, du secteur public, des universités, des ONG, des associations de jeunes et de la société civile en général.
Le ministre a affirmé que chaque pays ayant à faire face à des contraintes propres à ses spécificités dans sa lutte contre le changement climatique, sa INDC permet l’élaboration de mesures ciblées et conformes à ses besoins. Le changement climatique est dû au réchauffement planétaire, lui-même causé par les émissions de gaz à effet de serre (GES) — dont le carbone — au niveau mondial.
« Les mesures identifiées par Maurice seront à la base des développements futurs et permettront à notre pays de mieux progresser sur la voie du développement durable et d’une économie à faible émission de carbone. Ces mesures préconisées dans tous les secteurs clés de notre économie visent aussi à bâtir notre résilience face aux effets néfastes du changement climatique. Elles permettront de préciser à nos partenaires internationaux nos besoins et priorités en matière de financement, de transfert de technologie et de formation », a précisé Raj Dayal.
Le ministre a ajouté que la mise en oeuvre de la INDC de la République de Maurice nécessitera une somme totale de 5,5 milliards de dollars pour les mesures d’adaptation (1,5 milliard de dollars) et mesures d’atténuation (4 milliards de dollars) sous forme de financement, d’investissement, de développement et de transfert de technologie et de renforcement des capacités.
« Nous avons impérativement besoin du soutien international qui permettra au pays de diminuer ses émissions de GES de 30 % d’ici 2030, par rapport à un scénario de business as usual », a expliqué Raj Dayal.