Les employés de la Corporation Nationale de Transport (CNT)  ne souhaitent pas que la situation dans l’industrie du transport se dégénère comme en 2013 où une grève avait été suivie. Ils invitent ainsi le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, d’agréer à leur demande pour une hausse salariale de Rs 1000 à tous les employés de la corporation à compter de janvier 2020. À ce jour, 98.8% des employés de la CNT sont en faveur d’une action syndicale. Cela s’est confirmé dans le récent exercice de vote par voie de bulletins secrets pour une éventuelle action syndicale.

C’est du moins ce qu’ils affirment dans une lettre qui a été adressée au ministre au nom de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) ce matin. Le syndicat souligne qu’il n’est pas en faveur d’une allocation comme proposée par la CNT mais pour une hausse salariale de Rs 1000 – qui sera indexée sur le salaire de base. Alain Kistnen et Ashok Subron, respectivement secrétaire et négociateur de l’UBIW, insistent qu’un compromis s’est déjà dégagé sur trois points distinctes : i) la mise en place d’un Minimal Collective Agreement à fin juillet 2020 ii) l’UBIW a décidé de mettre au frigo sa demande pour une allocation de Rs 509 en 2020; iii) le Minimal Collective Agreement à la fin de juillet 2020 et le seul point de discorde concerne la nécessité d’accorder une hausse salariale de Rs 1000 au lieu d’une allocation.

Il rappelle que cette dernière demande trouve son origine dans la déclaration faite par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, lors de son discours budgétaire à l’effet que « that pending the publication of the PRB report, I am providing for the payment of an interim monthly allowance of Rs 1000 to all public officers as from 1st january 2020 ».

Il faut ainsi noter que les fonctionnaires ainsi qu’une certaine partie des employés de la CNT ont vu leur salaire continuellement révisé à la hausse car les autres catégories d’employés qui sont régis par les Public Transport (Buses) Workers Remunaration Regulations, n’ont pas bénéficié de révision salariale depuis août 2016. C’est pourquoi l’UBIW insiste à ce que les Rs 1000 soient comptabilisées comme une hausse salariale et non pas comme une allocation. « As a way forward, and taking into consideration the democratic expressions of NTC employees, the UBIW is proposing the equivalent principle to those applicable to public sector employees be applicable to NTC employees governed by Public Transport (Buses) Workers Remunaration Regulations, and the basis to reach a Minimal Collective Agreement at the NTC in the coming days », écrivent les syndicalistes dans la lettre.

« Now if industrial relations deteriorate at the NTC, the employees of the NTC, and the UBIW, will not be the ones, who have closed the doors for a solution », concluent les signataires de cette lettre.