C’est au siège du syndicat que Prithviraj Sombary Doss a démarré sa grève de la faim, à la mi-journée. Il compte la poursuivre devant le quartier général de la Corporation Nationale de Transport (CNT) dans les jours qui viennent. Le secrétaire de la NTCWPU proteste ainsi contre une nouvelle suspension, après avoir repris le travail lundi. Il dénonce un « harcèlement » à son égard.
Prithviraj Sombary Doss a brûlé symboliquement sa lettre de suspension aujourd’hui, car selon lui, il s’agit d’une action « illégale ». Ce dernier avance qu’il avait d’abord été suspendu le 2 mai dernier, après avoir déclaré lors d’une conférence de presse, que la CNT ne payait pas ses chauffeurs et receveurs selon les dispositions de la loi, pour travailler le 1er mai. Toutefois, mis au courant par ses collègues que son nom figurait sur le « roaster », il s’est rendu au travail lundi dernier. « J’ai même parlé à un superviseur qui m’a déclaré qu’il ne savait rien au sujet de la suspension et que si mon nom se trouvait sur le roaster, cela veut dire que je devais travailler. Ce jour-là, j’ai même fait des heures supplémentaires. Toutefois, lorsque je suis retourné le jour suivant, on m’a interdit l’accès et on m’a dit que j’étais toujours suspendu. Pour moi, c’est un acte illégal. La suspension ne peut tenir si j’ai été appelé à travailler un jour. »
Prithviraj Sombary Doss dénonce ainsi une tentative de « constructive dismissal » de la part de la CNT. Il affirme que ses collègues l’avaient averti que son nom était sur le roaster depuis la fin de la semaine dernière, sans qu’il ne soit officiellement prévenu par la direction. « Si je ne m’étais pas présenté pendant trois jours de suite, on m’aurait sans doute licencié. » Raison pour laquelle il a démarré une grève de la faim aujourd’hui.
La NTCWPU, syndicat nouvellement créée à la CNT, n’a pas encore de reconnaissance officielle de la compagnie. Avant le secrétaire, le président avait été licencié, pour avoir déclaré lors d’une conférence de presse que la compagnie nationale de transport avait supprimé les freins manuels dans les autobus de la marque Yu Tong.