Une lettre de la Private Secondary School Authority (PSSA), adressée aux managers des collèges privés payants pour leur faire prendre connaissance de la nouvelle politique régissant le paiement des grants pour cette catégorie d’établissements, a suscité l’indignation des responsables concernés. Contestant principalement le premier critère de la New Policy for Payment of Grants to Fee-Paying Private Secondary Schools, établie par la PSSA, l’association des recteurs et managers des collèges privés payants s’est tournée vers le Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour que ce dernier intervienne en sa faveur. L’association estime que le critère relatif à la population estudiantine porte préjudice aux collèges de ses membres, favorisant par la même occasion la Doha Secondary School. En effet, la PSSA exige que les sept collèges (dont la Doha Secondary School) qui lui ont fait une demande de subvention disposent d’un « student population which is at least thrice the normal threshold, i.e. 450 in mainstream and 75 in the prevocational stream ».
En prenant connaissance de cette nouvelle politique, le 6 mai dernier, les collèges ont décidé de réagir. Hassam Sakibe Coowar, recteur du Mauricia Institute et coordonnateur de l’association, estime que la PSSA a pris trop de temps avant de communiquer les critères imposées aux collèges. Car entre-temps, selon lui, la Doha Secondary School a recruté de nombreux élèves et augmenté de manière considérable sa population estudiantine pour l’année courante. « The clause which adds « and 75 in the prevocational stream » is either baffling or hampering. Legally speaking, it is irrelevant and redundant to us because no fee-paying school is eligible for grants to run prevocational stream », écrit l’association. Celle-ci explique aussi pourquoi la Doha Secondary School a été « strongly favoured amongst the fee-paying secondary schools ».
L’association rappelle également que c’est pendant la campagne pour les élections municipales de décembre dernier que le collège Doha avait obtenu l’assurance qu’il allait être subventionné. À la suite de cette promesse, les parents d’élèves ont été informés par la direction de l’établissement que celui-ci serait gratuit à partir de janvier 2013. « Meanwhile after Manager’s announcement that Doha Academy will be free, its admissions in all classes have increased considerably (from 120 in Form I to reach 450). About 100 students left Dar-Ul-Maarif, Eau-Coulée, others left Islamic Secular Institute to move to Doha Academy. Consequently we consider that there is « vice de procedure » where only one fee-paying school has been illegally favoured. Cabinet decision has ultimately been made on 31 January 2013 where criteria have been elaborated on New Policy for payments of grants.
The question arises about the lapse of time between Doha Academy Manager’s announcement on 8 December 2012 and Cabinet decision taken only on 31 January 2013 as to whether there is not a dysfunction case and malpractice », note l’association des recteurs. Celle-ci fait ainsi appel au Premier ministre « to reconsider the hampering criteria at your earliest convenience as we consider that they are prejudicial, unreasonable, grossly unfair and prepense discriminatory. »
De son côté, la direction de la Doha Secondary School « déplore les simagrées que font les autres collèges, alors que nous sommes dans une démocratie ». La Doha Secondary School, qui a reçu la visite des préposés de la PSSA pour les inspections d’usage dans le sillage de cette demande de subvention, n’est plus en mesure de payer le salaire complet du personnel enseignant. « Pour l’instant, les enseignants perçoivent seulement 75% de leur salaire. La subvention de la PSSA se fait attendre… », concède Sadek Polin, manager de la Doha Secondary School. Ce dernier confirme aussi que, depuis janvier, les 927 élèves de son établissement ne payent plus les frais de scolarité.