Gérard Sullivan ne prépare pas un mais au moins deux spectacles pour la fin de l’année, puisqu’après les représentations de la Traviata en septembre, il enchaînera très vite avec les répétitions, dans un tout autre style, de The sound of music. Bien connue à Maurice pour sa version cinématographique, cette comédie musicale l’est aussi dans les écoles où de nombreux enfants ont souvent appris à en chanter ne serait-ce que la chanson principale. Cette fois, sur scène, à partir du 12 octobre, The sound of music va se révéler comme une rencontre entre générations et aussi entre chanteurs de formations différentes.
Avec des rôles en français et des chansons en anglais, la création mauricienne de The sound of music portera clairement la marque de notre bilinguisme tant envié. Toute l’équipe dirigée par Gérard Sullivan s’est en effet accordée à dire qu’il valait mieux préserver la version originale des chants de cette comédie musicale dans laquelle l’actrice américaine Julie Andrews a laissé d’impérissables souvenirs. Cette fois-ci, la jeune Maria prendra les traits de Katrin Caine qui s’est mise assidûment au français grâce à ce projet. Son accent allemand ne devrait d’ailleurs pas gêner pour cette pièce sensée avoir lieu en Autriche à la veille de la seconde guerre mondiale.
L’histoire de Maria et de la famille Von Trapp nous parle à la fois des tourments de l’amour, de l’unité familiale et de la joie que procurent le chant et la musique. Elle s’inspire de la biographie d’une vraie chorale familiale qui a réellement tourné à travers le monde. Ne devant au départ inspirer que certains aspects d’un spectacle, cette biographie a été jugée tellement passionnante par les librettistes qu’ils en ont fait toute la substance de leur spectacle. Le succès sur scène à Broadway et surtout au cinéma par la suite, ont prouvé qu’ils avaient eu du flair.
Pour la présente version, près de cinquante ans après, Gérard Sullivan retrouve des collaborateurs de ses anciennes productions comme Les misérables ou Starmania, auxquelles il associe des artistes plus récemment révélés ou découverts à Maurice. Thierry Béchard sera le capitaine Von Trapp, père d’une petite ribambelle de sept enfants. Carol Lamport chantera notamment My favourite things dans le rôle de la mère supérieure. Jean-Claude Antoinette incarne Max tandis qu’Ingrid Ducasse sera la fameuse Baronne von Schæder.
Yann Forget-Erasmus sera Rolf tandis qu’Aurélie Thomas sera soeur Margaret et Diane Hardy, soeur Sophia.
Forts de l’expérience de Carmen et de Hansel et Gretel, de jeunes membres de la chorale de Katrin Caine représenteront la progéniture du capitaine et une vingtaine de chanteurs composeront les choeurs de nonnes, tandis que la partie théâtrale sera renforcée par Maryse d’Espaignet et Robert Furlong. Clifford et Gerald Grenade et le groupe Witness assurent la partie musicale, tandis que les chorégraphes Eva Caillé et Thabo Legrand veillent aux scènes dansées très importantes dans ce spectacle où un bal prend place à un moment clé. Le décorateur Jean-Pierre d’Argent ajoutera sa touche sensée s’accorder à des costumes de l’Autriche de l’entre-deux-guerres. C’est toujours un nouveau défi que d’aller sur scène, mais ici, plus particulièrement, nous verrons des chanteurs et chanteuses endosser des rôles de comédien ou esquisser quelques pas d’une danse.