Les membres de la commission d’enquête sur les courses sont à Maurice depuis la semaine dernière. Une rencontre a été initiée avec le Mauritius Turf Club pour connaître les rouages du fonctionnement du club en matière d’organisation des courses et tout ce qui touche à la sécurité, aux écuries et au betting. Les premières auditions de témoins sont prévues pour la semaine prochaine au troisième étage de la Moorgate House à Port-Louis.
Ainsi, dès 5h50 mardi matin, ceux présents au Champ de Mars ont vu débarquer d’une voiture noire deux Britanniques, John Paul Scotney et Tim Morris, ce dernier, Director of Equine Science and Welfare à la Bristish Racing Authority et expert en matière vétérinaire, agit comme consultant auprès de la commission, accompagné du secrétaire Motochand Seebah.
Tout ce beau monde a été accueilli par le General Manager du MTC, Benoît Halbwachs, qui était accompagné de son assistant Khalid Rawat et de l’administrateur Jeeenarain Soobragrah avant de se diriger vers l’hippodrome où il fut question de propriété et du set-up pour l’organisation d’une journée de courses. En fait, la préparation, la journée elle-même et l’après journée ont aussi été abordées avant que le côté de la médecine vétérinaire ne soit au centre des discussions.
On a vu l’expert Tim Morris discuter avec le vétérinaire en chef, Christian Bourdet, sur la question tout en évoquant les produits qui sont et peuvent être utilisés alors que ce dernier était affecté à la prise d’échantillons de sang des partants de la 37e journée.
Tim Morris, très actif, carnet en main, s’est aussi entretenu avec le Chief Stipe, Stéphane de Chalain, toujours au sujet des prélèvements.
Une visite d’écurie a aussi été effectuée lors de cette visite avant que ces messieurs ne s’entretiennent longuement avec le management du club que le président Gilbert Merven avait rejoint entre-temps.
Le lendemain, samedi, jour des courses, plusieurs visites ont eu lieu, que ce soit dans la chambre de photo-finish, dans des écuries, dans la plaine et dans les loges pour voir le fonctionnement des bookmakers et des compagnies de Totalisator.
Pourquoi moins de tests inopinés ?
Les visites pour voir tout ce qui touche à une journée de courses ont été jugées essentielles avant que ne débute l’enquête. S’il y a une question concernant la chose vétérinaire ou plus exactement la lutte contre le doping, il serait intéressant de demander au Mauritius Turf Club pourquoi y a-t-il moins de tests inopinés ces derniers temps. Il y en a eu avant le début de la saison et ils avaient abouti à la positivité de deux chevaux de l’ancienne écurie Maigrot à un produit interdit. Il nous revient qu’il y en a eu quelques-uns en mai et avant le Maiden. Mais depuis, niet.
Quand on voit les performances de certains chevaux, cela concerne toujours certaines écuries précises a lancé un observateur, on a de quoi se poser des questions. Tout le monde sait pertinemment que les tests inopinés sont une sorte de «barrage» pour repousser tous ceux qui seraient tentés à manipuler le système d’un cheval. On sait aussi qu’il est jugé plus judicieux d’effectuer des prélèvements des milliers d’heures avant qu’un cheval ne soit en compétition que la veille. Ce qui a fait dire à certains que c’est actuellement le «bal carnaval», sachant que le Mauritius Turf Club, pour des raisons que lui seul connaît — à moins que ce soit un manque d’argent qui fait qu’il a d’autres priorités — a fait que cet aspect des courses a été lésé. On serait alors en droit de se demander où sont passées les Rs 20M cash reçues de la vente du laboratoire alors que cette vente a fait qu’une grosse épine a été enlevée du pied du MTC qui avait encore pas moins de Rs 11M à payer en ce qui concerne les équipements du laboratoire. Il y a certainement d’autres sujets qui sont jugés primordiaux à la rue Eugène Laurent.