Dans un communiqué diffusé à la presse ce matin, l’évêché de Port-Louis affirme que « IPRO a investi dans Lottotech au nom du diocèse en mai 2014 » et que « la firme a agi à sa discrétion, sans consulter l’évêché ». L’évêché a donné des instructions à IPRO et aux autres firmes d’investissements d’exclure désormais « toutes les entreprises concernées par les jeux de hasard, et pas seulement Lottotech ».
« Nous profiterons de l’occasion pour veiller à exclure tout investissement dans les entreprises faisant le commerce d’alcool et de cigarettes », précise le communiqué, que nous publions ci-dessous.
« Suite à l’information qui a paru dans les médias concernant l’achat par l’Église Catholique d’un certain nombre d’actions de Lottotech, l’évêché souhaiterait apporter les informations suivantes.
De fait, l’Église catholique possède des actions qui lui ont été données en héritage par plusieurs personnes au fil des années. Ces actions constituent une réserve qui permet de dégager des fonds chaque année pour l’entretien du patrimoine immobilier de l’Église et pour la construction ou le renouvellement des infrastructures nécessaires pour assurer son service pastoral. Par exemple, c’est avec ce fonds que le bâtiment de l’évêché, du Thabor, de l’Institut Cardinal Jean Margéot, de Misereor (où sont logés Caritas et le CDMO), de La Vie Catholique, entre autres, ont été rénovés. De plus, certaines paroisses n’arrivant pas par elle-même à entretenir leurs églises et salles d’oeuvre sont aidées à travers ce fonds.
Ce portefeuille d’actions est géré par des professionnels, dont IPRO (Investment Professionals). Dès le départ, l’évêché avait posé comme condition de ne pas investir dans les entreprises qui seraient engagées dans le commerce des armes ou qui seraient impliquées dans le blanchiment d’argent. Quand IPRO a investi dans Lottotech au nom du diocèse en mai 2014, la firme a agi à sa discrétion, sans consulter l’évêché. Il y a eu effectivement un manque de coordination entre la firme d’investissements et l’évêché, ce qui a abouti à ce manque de cohérence que nous regrettons. Cela nous oblige à remettre à jour les instructions données à IPRO et aux autres firmes d’investissements qui gèrent le portefeuille d’actions du diocèse. Ces instructions devront désormais exclure toutes les entreprises concernées par les jeux de hasard, et pas seulement Lottotech. Nous profiterons de l’occasion pour veiller à exclure tout investissement dans les entreprises faisant le commerce d’alcool et de cigarettes.
Dès maintenant, des instructions ont été données pour rétablir la cohérence et revendre les actions de Lottotech. »