Les décisions gouvernementales sont prises dans l’intérêt de la population et c’est en ce sens que le quantum de la compensation salariale a été décidé. C’est ce qu’a affi rmé le président du parti, Patrick Assirvaden, hier, lors d’une conférence de presse qu’il co-animait avec la directrice de communication, Nita Deerpalsing. Une conférence essentiellement axée sur les “palabres” de Sir Anerood Jugnauth et “la politique de zett laboue du MSM.” Nita Deerpalsing lance 3 défi s au leader du Remake 2000 “s’il a vraiment, comme il le soutient, des sentiments pour les pauvres.” Elle lui réclame “de retourner sa pension d’ancien président de la République et de PM; de retourner le chèque de Rs 45 M encaissé par le Sun Trust entre 2000-2005 et également le salaire qu’il percevait pendant les neuf ans où il a effectué du light duty à la Présidence.”
Débutant la conférence de presse par l’actualité qui retient l’attention de la population cette semaine, en l’occurrence la compensation salariale, il fait ressortir qu’il ne faut pas négliger la conjoncture actuelle. “C’est dans un contexte économique diffi – cile, sans visibilité aucune et sans pouvoir prédire l’avenir que le gouvernement est en train de manoeuvrer”, dit-il. Selon lui, si Maurice n’est pas à l’abri, les développements continuent de se faire et cela, sans que les acquis ne soient enlevés. Il déplore les propos du leader du MSM à l’effet que le gouvernement aurait dû faire un effort supplémentaire pour accorder une compensation salariale plus élevée, et estime que Pravind Jugnauth est mal placé pour donner son avis sur la compensation salariale. “Alors que Pravind, il n’y a pas plus d’une semaine, disait que notre économie était dan difé, aujourd’hui, pour exister, il vient dire qu’il aurait fallu une compensation salariale supérieure et que l’économie se porte bien. Which is which?”, se demande-t-il, rappelant que lorsqu’il était ministre des Finances, en 2010-2011, la compensation salariale s’élevait à environ Rs 100 pour certains, alors qu’en 2005-2006, la compensation s’élevait à Rs 170. Et d’ajouter que l’ancien président de la République a lui-même indiqué que “si bann sindikalis inn satisfe, mo pena nanie pou dir.”
Les membres du PTr ont, une fois de plus, tiré à boulets rouges sur l’ancien Président, le taxant de “zazé”. Selon Patrick Assirvaden et Nita Deerpalsing, SAJ est tombé très bas car et n’ayant pas d’arguments valables, il se laisse emporter par des élucubrations et des palabres. “Sous prétexte d’avoir été PM pendant 13 ans et président de la République, Anerood Jugnauth ne peut se permettre de dire n’importe quoi. Il y a une limite”, lance Patrick Assirvaden, soutenant que “SAJ inn vinn avek enn program zet labou, enn loperasion sali dimounn ek distil le doute.” Le dernier exemple en date des attaques de SAJ : ses insinuations sur la santé du PM et son séjour à Londres. Pour les membres du PTr, il s’agit de lâcheté de la part de l’ancien Président. Brandissant des coupures de journaux, il démontre les preuves que le PM s’est effectivement rendu au Congrès de l’International Socialist. Nita Deerpalsing avance que “si SAJ savait utiliser Internet”, elle lui aurait envoyé un email de l’International Socialiste, où il est mentionné que le PM a fait un discours sur la démocratie. “Mais il peut demander au représentant du MMM qui était présent de confi rmer ces dires”, ajoute-t-elle. La directrice de communication du PTr a tenu à rafraîchir la mémoire de SAJ en ce qui concerne la lutte contre la drogue à Maurice et l’affaire Amsterdam Boys. Elle estime que “Anerood Jugnauth n’a aucun droit moral de s’attribuer la paternité de l’institution d’une Commission d’enquête sur la drogue.” Cela, en raison du fait que cette commission d’enquête a été instituée uniquement sous pression. Revenant dans le passé et citant plusieurs extraits de journaux de l’époque, elle fait ressortir que la Commission d’enquête sur la drogue a été instituée en raison des pressions exercées par les membres du gouvernement fragile de SAJ à l’époque et la condition imposée par Sir Satcam Boolell pour retourner au gouvernement. Elle fait ressortir également que SAJ a reçu en sa résidence personnelle, à Vacoas, les quatre députés impliqués dans l’affaire Amsterdam Boys, à leur retour au pays. Selon elle, SAJ doit des explications au peuple également sur “les mafi a ladrog ki ti invité dans garden party kan li ti PM.”
“Azir konkre, aret koz enn ta”
Comme c’est de coutume depuis quelques semaines, les membres du PTr se sont appesantis sur le sort du MMM, en raison de l’alliance contractée avec le MSM. Selon eux, “le Remake pa pe pran.” Patrick Assirvaden avance qu’il existe plusieurs points de divergence et de méfi ance entre les deux partis. L’un des points de divergence le plus important: la réforme électorale. “Alors que Paul Bérenger estime que la Réforme électorale est la priorité des priorités, Pravind Jugnauth, lui, dit la semaine dernière qu’il ne s’agit pas d’une priorité”, dit-il. Et d’ajouter que les divergences concernent également le Best Loser System avec, d’un côté, le MMM qui souhaite le maintien de 4 best losers et, de l’autre, SAJ, lui, refuse de réduire le nombre. Il rappelle aussi l’institution d’une IIe République souhaitée par Paul Bérenger que SAJ lui refuse. Il note, de même, que si Paul Bérenger dit que le Remake 2000 est toujours ON, SAJ, lui, indique que le MSM se prépare à aller seul aux élections. Selon le président des rouges, “le MMM abandonne le MSM dans son pèlerinage sectaire.” Selon lui, “la desant o zanfer d’Anerood Jugnauth pe ale san MMM.” Déplorant que le parti soleil ait adopté une stratégie de zett laboue, il dit qu’il ne faudrait pas s’étonner si “Pravind Jugnauth et SAJ viennent dire que des gens du PTr ont des connexions avec l’affaire Gro Derek.”
Selon Nita Deerpalsing, la population connaît le track record de SAJ en ce qui concerne l’économie et la pauvreté. Rappelant que l’ancien Président touche une pension de Rs 300,000 envirion, elle lui lance un défi : “si li ena santiman pou bann pov, pou donn sa kass-la en donasion minister integrasion sosial.” Elle réclame également que “li retourn sa Rs 45 millions ki Sun Trust ti ankese en 2000 ek 2005. Ki li retourn osi saler ki linn gagne kouma prezidan pandan 9 an.”