Le fils de Bob Marley, Damian Marley, était sur la scène du SVICC hier soir à Pailles. Pour sa première représentation à Maurice, l’interprète de Welcome to Jamrock a assuré un show de deux heures sous le sigle de l’Afrique, ce continent qui lui tient tant à coeur.
Damian Marley a chanté hier soir pour l’unité du continent africain, alors que défilent derrière lui les drapeaux de nombreux pays d’Afrique, incluant le quadricolore mauricien. Plus tôt, en conférence de presse — donnée quelques instants après son arrivée en nos terres depuis La Réunion, où il participait au festival de musique Sakifo —, l’interprète de Africa Must Wake Up décrivait son plaisir d’être de retour au sein du berceau de l’humanité, ce continent qui compte tant pour lui comme pour son père, Bob Marley. Au SVICC, Damian Marley a séduit une salle presque comble aux côtés de ses musiciens et de son équipe technique. Une prestation de haute facture qu’a offerte le détenteur de trois Grammy Awards à un public envoûté, alors qu’est brandi le drapeau de l’Ancienne Éthiopie.
Le spectacle de deux heures est composé de plusieurs de ses titres phares, tels que Road to Zion, Beautiful et Make it Bun Dem. Ceux présents ont en outre eu droit à un morceau de Stony Hill, prochain album de Damian Marley dont la sortie est annoncée pour le 21 juillet. Un avant-goût instillé à travers le titre Medication, qui parle des vertus du cannabis. Le concert a également été jalonné de chansons de Bob Marley, dont War, Africa Unite et Could you be loved.
L’énergie dégagée par Damian Marley captive et subjugue. Du reggae de Bob Marley, au dubstep de Skrillex, en passant par le rap Nas, le plus jeune fils de Bob Marley a démontré une maîtrise de divers genres. Une qualité qui le permet de se réapproprier de nombreux titres, à l’instar d’une reprise rap de Exodus. Damian Marley s’est forgé sa propre identité en adoptant un style plus enclin au hip-hop et au dancehall, tout en restant dans les travées du reggae. Une maîtrise qui ressort davantage à travers Welcome to Jamrock. Parlant de la Jamaïque et des maux qui l’affectent, le titre a reçu le Grammy de Best Urban/Alternative Performance en 2006 et est décrit par le New York Times comme le « best reggae song of the decade ».
Damian Marley a aussi plaidé pour que plus d’artistes lui emboîtent le pas et se dirigent vers l’Afrique. Le concert d’hier a pu avoir lieu grâce à l’initiative d’Immedia. Damian Marley a quitté Maurice ce matin.